
Message d'une Cathédrale
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Auteur de 4 livres :
La bible, le Coran et l¿esclavage. Edition l¿Armancon 2008
L¿ivresse de Noé. Histoire d¿une malédiction. Edition Perrin 2011
La porte du Messie. Avec Philip Leroy. Edition du Cherche Midi 2015
Une bague en or contre un kilo de sucre. Edition Balland 2017
Inhalt
Introduction
« On lit pour découvrir une vision du monde »
Amélie Nothomb
La première fois que j'ai vu une cathédrale gothique, c'était à Paris. Ma mère m'y avait emmené un dimanche. Je devais avoir 14 ans. En présence d'un tel monument, j'ai ressenti un émerveillement, une fascination devant tant de grandeur et de beauté. A l'intérieur, j'ai été ébloui par la lumière presque surnaturelle qui émanait des rosaces. Leurs couleurs et leurs compositions me transportaient dans un royaume imaginaire qui me faisait rêver.
A l'extérieur, je me suis assis sur un muret de pierre pour contempler les trois portails de la façade. Les nombreuses scènes sculptées comptaient un grand nombre de personnages qui m'étaient inconnus. J'en discernais parfois un qui me semblait familier : Jésus, ou Marie. J'avais quelques notions de catéchisme catholique qui m'était enseigné depuis un an, une fois par semaine, à l'aumônerie du collège Octave Gréard. A ceci s'ajoutait un voyage en Grèce où mon oncle, protestant féru d'histoire, m'avait parlé de l'Apôtre Paul sur les lieux du site antique de Corinthe. Cette expérience m'avait fortement marquée.
De temps en temps, j'allais déjeuner chez ma grand-mère maternelle qui me cuisinait un bon petit plat et me parlait de Dieu. En partant, je recevais toujours un signe de croix sur le front - « Dieu te garde » étaient la dernière parole qu'elle prononçait lorsque l'on se quittait. Voilà à quoi se résumait ma formation chrétienne ; le sujet n'était jamais évoqué au cours des conversations familiales. Ce n'était en aucun cas un centre d'intérêt.
Ainsi, le peu que j'avais appris au catéchisme et que m'avaient transmis ma grand-mère et mon oncle ne me permettait pas de comprendre l'édifice que j'avais devant moi, seulement d'en pressentir le mystère.
Par la suite, j'ai toujours préféré, pour entrer dans le recueillement, une modeste église romane à une flamboyante cathédrale gothique. Pourtant, je n'ai jamais raté l'occasion d'en découvrir une nouvelle. Cependant, un jour, après m'être rendu pour la première fois dans la cathédrale de Metz, j'ai réalisé qu'il fallait que je dépasse cet apriori et que je me laisse apprivoiser par un tel édifice, que j'en déchiffre les codes, que j'en comprenne l'intention, sans doute plus intellectuelle. Je me suis aperçu ce jour-là que j'étais à peine moins ignorant au sujet des cathédrales gothiques que trente ans auparavant, après ma première visite à Notre-Dame de Paris. On ne m'avait rien enseigné à leur sujet durant les six années que j'avais passées à la faculté de théologie protestante.
Seul un ou deux camarades d'études, passionnés par le Moyen Âge et la culture celtique, m'avaient instruit de quelques éléments. J'avais par ailleurs tenté une première approche par quelques visites guidées de cathédrales gothiques. Ces dernières m'avaient apporté des informations concernant l'histoire parfois mouvementée de leur construction et de leurs restaurations, la compréhension de leur architecture, des anecdotes liées aux personnages historiques et aux mythes qui s'y rattachaient, mais elles n'avaient pas répondu aux questions qui me paraissaient essentielles :
Quelle était l'intention profonde des bâtisseurs et comment ils avaient construits les cathédrales ? D'où leur venait leur savoir ?
Quel est le sens de ces oeuvres ? Ces édifices nous adressent-ils un message personnel aujourd'hui, ou ne fait-il écho qu'à un passé révolu ? Que représentent toutes ces sculptures et ces vitraux ?
Je décidais d'y répondre par moi-même en commandant une quinzaine d'ouvrages. A leur lecture, j'allais très rapidement découvrir l'ambition intellectuelle, architecturale et spirituelle des bâtisseurs, ce qui l'avait sous-tendue, les messages spirituels que faisaient passer les cathédrales gothiques à travers les éléments iconographiques et symboliques dont elles sont riches.
A 49 ans, je réalisais que j'avais à Metz un trésor sous les yeux, que la France avaient des trésors de cathédrales gothiques sur tout son territoire et que ces dernières avaient d'abord été conçues et construites en France. Je me reprochais d'avoir attendu si longtemps pour commencer à m'y intéresser de plus près. Comme pour beaucoup d'entres-nous, elles étaient restées énigmatiques. Sachant que la France est par excellence le pays des cathédrales, il serait dommage de ne pas apprendre à les connaître ! Pierre Raffin, Evêque de Metz, écrivait en 2010 : « Sans doute les cathédrales de France n'ont-elles été jamais autant visitées par des personnes qui ignorent l'origine et la finalité d'un tel édifice. »1
Je découvrais aussi la place centrale qu'elles avaient tenues dans les villes, les nombreuses fonctions aujourd'hui abandonnées et oubliées qu'elles avaient exercées, l'intelligence avec laquelle on les avait bâties et le degré de sophistication de leur moyens d'expression iconographique et architecturale au service des messages religieux, intellectuels, spirituels qu'elles cherchaient à transmettre bien au-delà d'elles-mêmes. Bref, j'avais négligé ces oeuvres d'arts, j'avais ignoré leur importance et leur message.
Je n'avais pas non plus soupçonné qu'elles puissent, après huit siècles, nous adresser un message actuel, un message qui réponde à certaines de nos questions existentielles les plus urgentes et les plus universelles. Les détours par des spiritualités nonchrétiennes m'avaient permis de prendre conscience que l'humanité pensante, dans son ensemble, se pose les mêmes questions essentielles. La science, à laquelle je me suis aussi intéressé lorsqu'elle tente parfois de répondre à ces mêmes questions à travers l'astrophysique, la nature de la conscience. confortait ce constat.
Toutes ces approches répondent aux questions fondamentales dans des langages et avec des concepts différents. Elles apportent souvent des points d'interrogation, parfois des réponses contradictoires, mais aussi des réponses qui se veulent définitives lorsqu'elles sont dogmatiques.
Je m'apercevais alors que certaines questions du Moyen Âge rejoignaient celles d'aujourd'hui parce qu'elles étaient intemporelles, existentielles - parce qu'elles répondaient à des angoisses profondément inscrites dans notre psychisme.
J'en déduisais qu'aujourd'hui encore, les cathédrales pouvaient intéresser tout un chacun dès lors que l'on parvenait à comprendre leur langage, un langage précurseur qui utilise la pierre, le verre et le bois, le son, la couleur et la lumière, comme support pour une sorte d'immense bande dessinée à ciel ouvert, afin de nous instruire.
Poursuivant mes lectures, je découvrais aussi que les clés de compréhension du langage symbolique, utilisées par les cathédrales au service du message spirituel, n'étaient plus, sauf exception, transmises depuis longtemps. Notre époque n'était donc pas la seule coupable. Le milieu familial non plus. J'en déduisais que seul celui qui se donnerait la peine de chercher aurait une chance d'en pénétrer les mystères ! J'en concluais aussi que j'avais du retard à rattraper. Je découvrais progressivement ce langage et j'eu rapidement envie de partager avec d'autres ma découverte. Je propose donc d'approfondir la connaissance de nos cathédrales. Ce sera à la fois un chemin de découverte culturelle et spirituelle, un chemin qui nourrira notre vie intérieure et qui alimentera nos réflexions sur les questions existentielles. Il est impossible de faire une étude exhaustive de toutes les richesses des cathédrales gothiques. Aussi me limiterais-je à certains aspects de leurs langages symboliques et de leurs messages spirituels et je me concentrerai sur la question, intemporelle et...
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