
Du bleu plein les yeux,
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Chapitre 2 : De la formule A à la Formule 1
Fin 1946, la F.I.A termine sa réflexion sur la règlementation. La « formule A », reste d'actualité avec une cylindrée de 4 500 cc maximum pour les moteurs atmosphériques et de 1 500 cc pour les moteurs munis de compresseurs. L'appellation « voiturette » se transforme en « formule B », toujours avec des voitures de 1 500 cc, sans suralimentation. L'appellation « A » et « B », se transforme l'année suivante en « 1 » et « 2 ».
Avant d'aborder la trentaine de Grand Prix proposer en 1947, il est bon de faire un bilan de la saison précédente. Côté constructeur, Alfa Romeo et Maserati se sont partagés le gâteau. 8 victoires reviennent à la firme milanaise contre 9 à celle de Bologne. Pour les pilotes, cinq noms ressortent du lot. Les français Raymond Sommer et Jean Pierre Wimille, sont les plus de victorieux, mais les italiens Nino Farina, Tazio Nuvolari et Luigi Villoresi ont fait preuve d'autant de talent.
Côté mécanique, les machines munies de compresseurs, malgré une cylindrée inférieure semblent un ton au-dessus des moteurs atmosphériques. Les Alfetta font figure d'épouvantail au milieu de ses concurrentes. Pour les contrer, Anthony Lago prépare sa nouvelle Talbot 26 L6 4483 cc. La machine, reste proche de la Talbot à moteur central de 1939, avec une légère évolution du moteur. Mais d'un modèle unique, la firme de Suresnes, doit procéder au lancement d'une petite série, avec pour objectif de séduire la clientèle privée.
Amédée Gordini, qui a dominé la saison des « courses de voiturettes », fait évoluer sa Type 11 en Type 15, avec une poupe affinée. Il n'exclut pas d'équiper le moteur SIMCA de 1090 cc d'un compresseur, afin de s'attaquer à la formule A.
La saison commence tôt, dès le mois de février en Suède avec deux épreuves mineures. Le 6 au G.P d'Hiver, Reg Parnell sur ERA Type A, l'emporte sur la ligne devant Leslie Brooke ERA type B. Puis il récidive le 23 à Stockholm, devant Georges Abecassis (ERA type A). De l'autre côté de l'Atlantique, les pilotes s'expriment en Argentine à Buenos Aires. Le 8 février, La Maserati 4 CL de Villoresi, précède l'Alfa de Varzi d'une seconde sous le drapeau à damiers. L'italien confirme le 15 février, cette fois devant l'Alfa du local Pablo Pessati.
Avec le retour du G.P de Pau, le lundi de Pâques 7 avril et même en l'absence des Alfetta, la formule 1 prend une autre dimension. 110 tours de 2,769 km, à travers la ville, sur un parcours bien connu des habitués d'avant-guerre, reste dans la tradition. 15 voitures disputent les essais, mais Louis Rosier sur une ancienne Talbot Lago SS insuffisamment préparée, avec des problèmes de freins et d'embrayage, ne pourra se qualifier.
Du côté des écuries, une structure se met en place. Louis Gérard, suspendu de permis de conduire à la suite de l'accident qui a couté la vie à Robert Mazaud l'an dernier à Nantes, crée l'écurie « Gersac ». La société spécialisée en Armagnac et spiritueux, permet d'engager trois Delage 3000 L6 pour Jean Achard, Philippe Etancelin et Pierre Levegh. « L'écurie France » de Paul Vallée, varie les plaisirs avec la Talbot à moteur centrale pour Eugène Chaboud, et des Delahaye 135S Charles Pozzi et Henri Trillaud. Maserati, via son officine la Scuderia Milano, participe avec trois 4CL pour Louveau, Pagani et Ruggeri. Et puis il y'a les indépendants, Prince Bira sur ERA type B et surtout Raymond Sommer, qui réalise la pôle sur sa Maserati 4CL personnelle. Son éternelle rival Jean Pierre Wimille, fait confiance à Gordini avec la nouvelle Type 15.
La maitrise du pilote et l'agilité de la petite Gordini sur le tourniquet palois, permet de placer la voiture en 3e ligne avec le 6e temps. Au baissé du drapeau, Sommer se montre le plus prompt et vire en tête devant Chaboud au virage de la gare. Avec une voie dégagée, Raymond crée un écart rapidement et compte 15'' d'avance au 5e tour. Ruggeri manque déjà à l'appel, il sort de la route au virage du lycée et s'encastre dans un lampadaire. Blessé aux jambes et au thorax, il est évacué pour être hospitalisé.
Louveau échange la 3e place avec Prince Bira depuis le départ, puis rétrograde en 6e position. Premier coup de Théâtre, Chaboud toujours second, s'arrête au 8e passage sur rupture de joint de culasse. Pagani occupe désormais la place de dauphin, à 30'' de Sommer, qui double tous les concurrents sauf l'italien dès le 15e tour. Derrière Wimille, impérial, place la petite Gordini en 3e position, après une chaude lutte avec Prince Bira. Sommer, bat le record du tour au 35e passage en 1'49'6, à 90,806 km/h de moyenne. Nouveau coup de Théâtre au 46e tour, Wimille possède une vingtaine de secondes sur Pagani et s'arrête au stand, en prise avec un embrayage qui patine. Furieux, Amédée, reprend le volant avant d'abandonner définitivement au 64e passage. A mi-course, au 55e tour, le bal des ravitaillement commence sans grand changement. Levegh, occupe désormais la 3e position devant Connell et Achard. Prince Bira, a déjà rejoint son box définitivement avant le ravitaillement, sur un problème mécanique.
Alors que la course parait figée, Sommer doit faire un passage par son stand, pour un changement de bougies. Il repart très attardé pour un baroud d'honneur, au moment de l'abandon de Gordini. Déchainé, « le sanglier des Ardennes » fait le spectacle en fixant le record du tour en 1'49''1 (91,389km/h) à son 76e passage. Raymond 4e, semble capable de reprendre Levegh et Achard. Dans l'ardeur de la poursuite, il éclate un pneu contre un trottoir, dans une courbe derrière le casino, avant de finir sa course à travers une barrière du parc Beaumont. Dans la foule, on relève quelques blessés, dont un enfant de 12 ans, qui devra être trépané.
La course, se termine désormais sans incident et sans passion. Nello Pagani, l'emporte avec 2 tours d'avance sur Levegh 2e et Louveau 3e. Jean Achard 4e, finit à 3 tours.
Parmi les nombreuses courses proposées, Alfa Corse, ne décide d'aligner ses Alfetta que sur les quatre épreuves majeures de la saison, à Bremgarten en Suisse, Spa Francorchamps en Belgique, Milan en Italie et à Lyon Parilly en France. Puis finalement déclare forfait pour cette 4e épreuve, mais fait une exception au mois de juillet pour le G.P de Bari.
Ses adversaires bénéficient de cette situation, pour se tresser quelques lauriers. En premier lieu Talbot, toujours avec la Lago à moteur centrale, sur le circuit des platanes autour du Castillet à Perpignan, le 27 avril. Eugène Chaboud, 3e temps des essais, profite de l'abandon de Sommer sur rupture de boite de vitesses et de Wimille toujours sur Gordini, avec une surchauffe moteur, pour laisser Louveau (Delage) 4e à un tour. Chaboud, double la mise à Marseille le 18 mai, profitant des problèmes moteurs de Villoresi et Sommer. Platé (Maserati 4CL) devient son dauphin à un tour, devant Louveau 3e à deux tours.
1er juin, dernière épreuve préparatoire avant le G.P de Suisse. Nîmes, offre un circuit routier particulièrement bien aménagé et attrayant sur la RN 87, autour de l'aéroport de Courbessac. En sortant de la ville, l'organisateur, permet de proposer une chaussée de 7 mètres de large, contre les 5 mètres règlementaires. De ce fait, sans mode de qualification particulier, 26 voitures répondent à l'appel. Côté écurie, un conflit s'ouvre entre Eugène Chaboud et Paul Vallée, Manager de l'écurie France. Ce dernier, décide de confier sa meilleure monture, la Talbot à moteur centrale à Louis Chiron. Chaboud frustré, après l'avoir emporté à Perpignan et à Marseille avec cette voiture, décide de claquer la porte après cette course. Par solidarité, Charles Pozzi et Henri Trillaud l'accompagne dans son exil. Pour le reste, la participation étrangère est plutôt maigre, avec Villoresi, Platé, les anglais Parnell, Raymond Mays, Fred Ashmore, et Prince Bira.
Dans une sorte de jeu de chaise musicale, Maurice Trintignant, membre de l'organisation, l'Automobile Club du Gard, récupère la Delage de Levegh. Ce dernier, se...
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