Mort au 32 ?

 
 
Books on Demand (Verlag)
  • 1. Auflage
  • |
  • erschienen am 14. April 2020
  • |
  • 268 Seiten
 
E-Book | ePUB mit Wasserzeichen-DRM | Systemvoraussetzungen
978-2-322-21406-8 (ISBN)
 
Une découverte anodine au sous-sol d'un pavillon de banlieue occupé antérieurement par un assassin déjà condamné est le point de départ d'une aventure policière aux convergences diverses.
On y découvre les dérapages insoupçonnés d'une bourgeoisie tranquille dont les agissements deviennent publics par le pur fruit du hasard.
Un zeste d'humour et l'authenticité du vécu d'un roman basant sur la réalité font que les ressemblances sont fortuites
et seul un public averti reconnaitra les convergences avec l'actualité du moment passé.
A lire les yeux clos pour éviter d'être éclaboussé par la luminosité d'éléments électriques imprévus alors que sentiments dans les relations humaines ne sont pas exclus.
1. Auflage
  • Französisch
  • 0,36 MB
978-2-322-21406-8 (9782322214068)
weitere Ausgaben werden ermittelt
De formation classique à la base, de culture scientifique, l'auteur a écrit, traduit et commenté pour divers éditeurs français et étrangers depuis les années 90. Il évolue actuellement entre le roman policier et la nouvelle sociétale, l'historique et l'aventure. Après la gastronomie, le guide de randonnées, des éditions bilingues successivement chez Schauenbourg à Lahr, Hirlé à Strasbourg et la direction des éditions gastronomiques au Bastberg sur une vingtaine de titres, il en a assuré la direction éditoriale pour revenir ces dernières années au roman, Jamais de sang en 2014, Mort au 32. Et à venir, les vies de JRK, Manon, le viol de Corona

Chapitre premier


La découverte

- Allô, Police-Secours ?

- Ouais! . Répondit à la salle de commandement le brigadier de permanence au bord de l'apoplexie, juste avant le Picon-bière servi par son collègue qui venait d'entrer.

- Je, enfin, pouvez-vous vous déplacer chez ma mère ?

- Elle est malade ? Appelez le SAMU !

- Non, monsieur, un cadavre dans sa cave.

- Quelle adresse ?

- 32, rue Bastian à Cronenbourg

- Ne touchez à rien avant l'arrivée des pompiers et de notre patrouille.

Descendu à la cave pour y chercher un pot de confiture sur une des étagères du haut que sa maman ne pouvait atteindre, Pierre-Yves en avait profité pour jeter un oil amusé au bout de tuyau décrit par sa mère, bien persuadé qu'aucune gaine électrique n'affleurait par le fond du sous-sol, le niveau électrique étant dans ce quartier bien en dessus.

Comme il avait raison, Pierre-Yves. En dégageant avec ses mains quelques centimètres de l'objet en question, il en vit un nid entier, à savoir deux groupes de cinq petits tuyaux, comme à la parade qui n'attendaient que lui.

Pas l'ombre d'un volt ni d'un ampère électriques mais quand même de quoi lui faire se dresser les cheveux sur la tête. Il comprit vite qu'il n'irait pas loin et qu'il avait affaire à des orteils, incidemment dépendants sans doute d'un cadavre allongé à quelques centimètres sous terre, au nez et à la barbe, aux poils des pieds des occupants de l'immeuble à vrai dire.

Sans dire un seul mot, ni prendre un seul pot de confiture, il remonta d'un souffle au rez-de-chaussée appeler Police-Secours pour s'entendre répondre d'une voix aussi ennuyée que laconique qu'on allait venir. On sentait bien à l'intonation qu'il ennuyait son interlocuteur. Et l'euphémisme était faiblard.

Tandis qu'il rassurait sa mère inquiète rétrospectivement de sa cohabitation mortuaire, le deux-tons des pompiers remontait déjà la rue. Le FS, fourgon-secours, était venu vite du centre de secours-Ouest situé à moins d'un kilomètre et les trois hommes, au lieu de quatre habituellement, période estivale oblige, en descendirent, vite :

- Respire-t-il encore ?

lorsque déboula l'Espace blanc du SAMU pour la réanimation. Le 17, la salle de commandement, avait fait les choses en grand, mais comme l'indiqua le sous-officier des pompiers, un cadavre est un cadavre, au début comme à la fin de sa mort.

Les deux équipes descendirent à la cave par la porte extérieure donnant sur le jardinet. Très vite les services médicaux se retirèrent, sans même en avoir vu davantage que la couleur cireuse des doigts de pieds mal lavés depuis quelques temps, des mois, des années peut-être. Les gens se soignent si mal.

Les pompiers dégagèrent quelques centimètres supplémentaires, voir un peu de peau qui d'ailleurs se détachait par endroits et par lambeaux et décidèrent d'attendre les Officiels de l'enquête qui ne tarderaient pas.

Ils arrivèrent à dix heures vingt-cinq. Groupés. La patrouilleuse, un vieux J7 défraîchi qu'on aurait volontiers crû sorti d'un film de Louis de Funès si la série avait été celle des Flics et non des Gendarmes, suivie, talonnée pourrait-on dire, d'une 306 encore neuve conduite par un policier en uniforme mais dirigée par un inspecteur en civil.

L'inspecteur était en fait le capitaine Muller, un vieil inspecteur principal qui à force de faire du surplace dans la hiérarchie, faisait à cinquante-quatre ans surtout du placard en attendant impatiemment sa retraite et ne sortait que pour les grandes occasions, les dimanches d'été quand tous les gars valides étaient en congé, vacances ou occupés ailleurs.

Muller laissa aller au-devant les six hommes qu'il coachait, qui suivaient d'ailleurs les pompiers avec lesquels ils faisaient souvent équipe sur le terrain, Strasbourg et ses feux de voitures étant un terrain d'entente pour les hommes de troupe confrontés aux aléas climatiques des quartiers chauds.

Oui, tous sont d'accord, c'est un cadavre, il est mort.

Tous aussi de se demander, comme avait dû en son temps le faire le présumé meurtrier, voire l'assassin, comment se débarrasser de cet encombrant objet, empêcheur de tourner en rond. Ils en feraient bien de même.

Muller arriva.

Les gars, n'y allez pas par quatre chemins, essayez de le sortir proprement, ne le cassez pas trop, que le légiste ait encore quelque chose à décortiquer. Moi, j'enquête. Et s'adressant au brigadier, chef du J7,

- Cabarrus, vous notez bien tout ce qui est important.

Le visage décomposé dudit Cabarrus disait clairement qu'il n'était pas enchanté.

- Pourquoi, vous ne savez pas encore écrire ? Renchérit Muller, plus prompt à donner des ordres quand il était en situation, qu'à agir. Allons, au boulot !

Muller remonta dans l'appartement où était restée Madame Wagner et poliment demanda à entrer.

- Alors ? ma petite madame, on fait des siennes ?

- Euh ! Monsieur le commissaire.

- Capitaine Muller en fait, mais bon entre nous, on s'en fout du capitaine, entre truands. Il est là depuis quand ?

- Qui ? Mon fils ?

- C'est le cadavre de votre fils ? Condoléances.vous plaisantez je suppose

- Non, je réponds à votre question. Vous parliez du cadavre ?

- Evidemment.

- Je ne sais pas, la cave est fermée, toujours, et j'habite là depuis cinq ans, un peu plus même.

- Et il était déjà là quand vous avez emménagé ? Vous auriez dû le signaler de suite, rajouta Muller sans sourciller.

Madame Wagner n'était pas dupe.

- Vous me faites marcher, monsieur Muller. Je n'en sais strictement rien.

- Aux faits, donc vous occupez cette maison depuis ?

- Mai 1996

- Effractions, cambriolages, longues vacances ?

- Huit jours tout au plus. Oui, j'ai été cambriolée un après-midi en 1998, je crois, mais il y avait des témoins et on a retrouvé et arrêté la coupable, une jeune Yougoslave.

- Bon, on verra cela !

Merde, se dit Muller, une affaire de cons, un cadavre qui remonte à la surface, un vieux truc de la guerre peut-être. C'était bien pour lui, ce genre d'histoires. Déjà qu'on le charriait comme une pièce de brocante sans valeur au SRPJ de Strasbourg pour son incompétence, appréciation notoire et justifiée d'ailleurs. On allait lui coller les collabos, les résistants et leurs vengeurs.

Excédé il sortit, se disant que Cabarrus en prendrait pour son grade, cet abruti de fainéant, de gars pas de chez nous, un Français, un vrai qui s'était fait muter en Alsace pour briller.par son incompétence, mutation quasi-disciplinaire sur le front de l'Est.

Muller était un cas.

Bon flic traditionnel intuitif, lauréat de l'Ecole de Police de Nancy en 1968 à 21 ans, il avait à l'époque obtenu Strasbourg dont il était originaire. Dans la foulée des grands recrutements de la refondation de l'après-mai 68 qui avait à l'époque coûté bien des têtes.

Intuitif et brillant dans la léthargie provinciale il avait fait ses classes dans le sillage des vieux pontes, ne déplaisant à personne, furetant et léchant à loisir et avait rapidement été promu Principal. Trente années plus tard, il était toujours Principal, c'est à dire capitaine de police avec la réforme après de multiples mutations, espoirs rétrogradations et stages intermédiaires dus à ses résultats, ses coups de gueules, ses manquements et aussi parfois il faut le reconnaître à sa décharge, la malchance.

A ce propos il se plaisait à raconter, et avec le recul en tirait vanité, que Freudenreich, l'ex-ennemi public N° 1 s'était bien évadé du Palais de Justice grâce à lui et qu'il en percevait la rente.

Et son parcours avait été émaillé de toutes sortes d'incongruités de cet acabit, obstiné qu'il était à se positionner toujours à l'endroit le plus inopportun dans chaque enquête. De plus, son...

Dateiformat: ePUB
Kopierschutz: Wasserzeichen-DRM (Digital Rights Management)

Systemvoraussetzungen:

Computer (Windows; MacOS X; Linux): Verwenden Sie eine Lese-Software, die das Dateiformat EPUB verarbeiten kann: z.B. Adobe Digital Editions oder FBReader - beide kostenlos (siehe E-Book Hilfe).

Tablet/Smartphone (Android; iOS): Installieren Sie bereits vor dem Download die kostenlose App Adobe Digital Editions (siehe E-Book Hilfe).

E-Book-Reader: Bookeen, Kobo, Pocketbook, Sony, Tolino u.v.a.m. (nicht Kindle)

Das Dateiformat ePUB ist sehr gut für Romane und Sachbücher geeignet - also für "fließenden" Text ohne komplexes Layout. Bei E-Readern oder Smartphones passt sich der Zeilen- und Seitenumbruch automatisch den kleinen Displays an. Mit Wasserzeichen-DRM wird hier ein "weicher" Kopierschutz verwendet. Daher ist technisch zwar alles möglich - sogar eine unzulässige Weitergabe. Aber an sichtbaren und unsichtbaren Stellen wird der Käufer des E-Books als Wasserzeichen hinterlegt, sodass im Falle eines Missbrauchs die Spur zurückverfolgt werden kann.

Weitere Informationen finden Sie in unserer E-Book Hilfe.


Download (sofort verfügbar)

10,99 €
inkl. 5% MwSt.
Download / Einzel-Lizenz
ePUB mit Wasserzeichen-DRM
siehe Systemvoraussetzungen
E-Book bestellen