Je n'ai pas chanté pour le Roi d'Afghanistan

 
 
Books on Demand (Verlag)
  • 1. Auflage
  • |
  • erschienen am 23. Juli 2018
  • |
  • 128 Seiten
 
E-Book | ePUB mit Wasserzeichen-DRM | Systemvoraussetzungen
978-2-322-12605-7 (ISBN)
 
Ces mémoires sont celles de Guy ROULLEAU, grand passionné d'automobile. Il a pratiqué plusieurs métiers, il mit à profit tous les concours de circonstances qui ont jalonné sa vie depuis sa naissance. C'est un livre d'aventures étonnantes, plein d'humour et d'amour, de voyages et d'aventures humaines et professionnelles.
1. Auflage
  • Französisch
  • 5,37 MB
978-2-322-12605-7 (9782322126057)
2322126055 (2322126055)
weitere Ausgaben werden ermittelt
Je suis né dans les dunes du Sud Marocain, de parents français en poste là-bas. Tout au long de ma vie, j'ai navigué dans toutes sortes de métiers, le principal ayant été celui d'Architecte. A ce titre, j'ai réalisé toutes sortes de projets, en très grand nombre, sur des sujets étonnants, des plus petits aux plus grands. Ma vie personnelle, depuis ma naissance, jusqu'au delà de ma retraite à 68 ans a été jalonnée d'innombrables concours de circonstance qui m'ont conduit à toutes sortes d'aventures extraordinaires, de rencontres et de passions: de Winston Churchill, au Maréchal TITO, et au Roi d'Afghanistan.

CHAPITRE I


Les années marocaines.


Mon père, Jean, est né à Marseille. Il finissait ses études à l'école militaire d'officiers de St Cyr lorsqu'il rencontre Denise, ma Maman, jolie jeune fille de la grande bourgeoisie parisienne. Elle est née à Chartres. Mon grand père avait, alors, le plus grand laboratoire pharmaceutique de Paris.

Maman avait été l'une des rares bachelières à l'âge de 18 ans, en 1934, elle avait eu plus tard son permis de conduire, et mon grand père maternel lui avait offert un magnifique petit cabriolet Rosengart.

La rencontre entre mon père et ma mère avait été organisée par une grand-tante, comme ça se faisait à l'époque d'arranger des mariages mais le coup de foudre s'est produit très vite, dès les premiers regards.

Mon père était un jeune capitaine fringant quand la deuxième guerre mondiale éclate. Il est fait prisonnier six mois après le début de la guerre et envoyé en captivité en Allemagne jusqu'en 1945. Pendant près de 5 ans, Denise lui envoie des colis. Pendant sa captivité, comme il avait un sacré coup de crayon, il fabriquait en série les (faux) ausweis (laissez passer) pour les candidats à l'évasion des camps.

Ma mère l'attendra devant son piano, tout en participant très activement à de nombreuses ouvres de charité, y compris le démontage des vitraux de la cathédrale de Chartres, pour les sauver des bombes allemandes. Ils se marieront dès leurs retrouvailles

A la fin de la guerre, pour partir loin de cette Europe défigurée et meurtrie, mon père rejoint le ministère des Affaires Indigènes (la France avait encore toutes ses colonies). Il sera envoyé au Maroc, en commençant par le village de Taroudant, dans le grand Sud. C'est ainsi que je naquis début 1947, dans la prison, à Taroudant.

Ma mère avait été transférée dans la prison, seul endroit du village où il y avait l'eau courante et l'électricité pour y accoucher. J'ai été le premier français déclaré à l'Etat Civil à Taroudant.

La vie au Maroc était fabuleuse pour l'enfant que j'étais. Nous logions dans de grandes bâtisses en terre de pisé, au sol en terre battue, et sans chauffage. Il s'agissait d'une architecture très typique, avec un patio central, sa fontaine, ses rangées d'orangers, ses sols en mosaïques bleues.

Je passais mes journées, la plupart du temps collé dans le dos de ma nounou, d'origine berbère, Harkia. Je me rappelle encore aujourd'hui de son odeur (ce n'était pas d'encens ni de myrte), quand elle me transportait, accroché dans un grand foulard dont je ressortais les membres engourdis.

Notre vie au Maroc était une vie de privilégiés.

Mon père, était craint. Il était bel homme, aux cheveux coiffés en arrière, droit, digne, en bottes cavalières et cravache dans la main. Il partait à cheval à la chasse aux hyènes, aux sangliers, à la gazelle, son équipe en jeep. Il était flanqué de ses deux chiens, des Sloughis, grands lévriers à poils ras, infatigables et redoutables, quand il s'agissait de courir derrière le gibier. Quand mon père ne chassait pas, ils redevenaient de gentils chiens de jeu, à la maison.

Je me souviens des réceptions données en l'honneur de mon père chez le Pacha ou le Glaoui, des assiettes de couscous que l'on mangeait à la main et des méchouis d'agneau ou de poisson qui fondaient dans la main.

Le général JUIN et papa

Nous rentrions en France en été, pour fuir les terribles chaleurs de l'été marocain. Nous prenions, une année sur deux, un avion, le Super Constellation, le plus bel avion existant, tout brillant de son aluminium, à quatre moteurs à hélice, jusqu'à Orly. Ma grand-mère maternelle, Germaine, nous attendait pour une vie parisienne. Elle habitait au pied de la butte Montmartre, métro Anvers. Avec elle nous visitions Paris à pied et en métro, les jardins, les rues célèbres, les monuments et les musées.

Mon frère Gérard est presque né dans cet avion entre le Maroc et Paris. Ma mère a perdu les eaux dans l'avion et Gérard est né à l'hôpital militaire Begin, à St Mandé.

Denis lui, est né à Ksareksouk, aujourd'hui appelée Elrachidia, en bordure et au Sud de l'Atlas. Nous avions chacun une nounou, que nous emmenions partout. Ma mère faisait notre éducation à la maison. Il n'y avait pas d'école pour nous, et elle nous attablait tous les trois, nous enseignant tout le programme de primaire en une heure de travail quotidien.

A chaque Noël, ma mère ressortait un petit coffre brun de vingt centimètres de large et dont la façade était faite de deux petites portes qui s'ouvraient sur une crèche. On regardait enfants émerveillés cette nativité. Chantal a gardé ce coffret témoin de notre enfance.

En 1950 nous allions aux «sports d'hiver», dans l'Atlas. On montait en voiture jusqu'au col de l'Oukaimeden, puis on dévalait les pentes avec nos skis en bois et nos chaussures à lacets. Une fois en bas, nous remontions la pente avec nos skis sur l'épaule et on recommençait.

En 1953 nous étions à Tinnerhir. Notre maison était la plus confortable du coin, et nous y avons reçu pendant plusieurs semaines Sir Winston Churchill qui logeait dans le gîte d'étape voisin, grosse maison d'hôte, avec sa femme de chambre et son major d'homme. Il était venu pour peindre des tableaux dans ce sud marocain. Il offrira, à son départ, à mon père, ses mémoires dédicacées. Respectant sa retraite, mon père osa le photographier, un jour, de dos en plein désert, devant son chevalet, sous un parasol blanc avec son grand chapeau.

J'ai toujours eu pour cet homme un respect et une admiration totale, lui qui avait annoncé «du sang et des larmes», à l'annonce de la deuxième guerre mondiale, nommé premier ministre de Grande Bretagne, résumant le conflit qui s'engageait.

«La réussite passe toujours par le combat».

Mon père acheta une 2CV Citroën. Il l'a attendue plus d'un an. L'inclinaison de ses roues quand on braque à fond, inquiétaient les arabes qui, un jour, à l'arrêt, place Djema-el-Fna (qui était encore en terre), à Marrakech, se précipitèrent sur l'auto, se mirent à la soulever, croyant qu'elle perdait ses roues, sous le regard amusé de mon père.

Puis il acheta une Chevrolet Bel Air gris souris, immatriculée du MA marocain avec laquelle nous rentrions en France, par la route, pour les grandes vacances, un an sur deux. Nous traversions le sud marocain, puis toute l'Espagne, puis la France, par différents itinéraires, à chaque fois, rejoignant Paris pour retrouver ma grand-mère maternelle Germaine. Cette Chevrolet Bel Air excitait l'admiration et la curiosité partout où nous passions. Ma mère la conduisait sur les pistes caillouteuses marocaines, traversant les montagnes de l'Atlas et les oueds, parfois avec succès, parfois restant en rade dans l'oued, jusqu'à ce que mon père vienne la faire dépanner.

Mes parents ont eu plusieurs autres voitures, Renault Celta 4 cabriolet, Ford Vedette V8, 4 CV Renault,.

Après avoir déménagé tous les 18 mois à peu près, mon père fut muté à Casablanca jusqu'au moment où le roi du Maroc Mohamed V fut réinstallé au pouvoir. Le pouvoir de la France diminuait tout doucement et le Maroc était pacifié. Là, je rejoignais l'école à la française, en 7ème, où l'apprentissage de l'arabe était obligatoire. Déjà mauvais élève, je n'ai retenu que 6 mots de cette langue.

Quittant le Maroc, mon père fut muté, en pleine guerre d'Algérie, à Alger dont il fut le grand patron de la Kasbah. Il nous envoya mes frères Gérard, Denis, ma mère et moi à Marseille, nous évitant, avec raison, les dangers du conflit algérien. Quelques jours avant le départ, le soir de mon examen d'entrée en 6e (c'était la dernière fois qu'il y en avait un), je suis tombé dans un...

Dateiformat: EPUB
Kopierschutz: Wasserzeichen-DRM (Digital Rights Management)

Systemvoraussetzungen:

Computer (Windows; MacOS X; Linux): Verwenden Sie eine Lese-Software, die das Dateiformat EPUB verarbeiten kann: z.B. Adobe Digital Editions oder FBReader - beide kostenlos (siehe E-Book Hilfe).

Tablet/Smartphone (Android; iOS): Installieren Sie bereits vor dem Download die kostenlose App Adobe Digital Editions (siehe E-Book Hilfe).

E-Book-Reader: Bookeen, Kobo, Pocketbook, Sony, Tolino u.v.a.m. (nicht Kindle)

Das Dateiformat EPUB ist sehr gut für Romane und Sachbücher geeignet - also für "fließenden" Text ohne komplexes Layout. Bei E-Readern oder Smartphones passt sich der Zeilen- und Seitenumbruch automatisch den kleinen Displays an. Mit Wasserzeichen-DRM wird hier ein "weicher" Kopierschutz verwendet. Daher ist technisch zwar alles möglich - sogar eine unzulässige Weitergabe. Aber an sichtbaren und unsichtbaren Stellen wird der Käufer des E-Books als Wasserzeichen hinterlegt, sodass im Falle eines Missbrauchs die Spur zurückverfolgt werden kann.

Weitere Informationen finden Sie in unserer E-Book Hilfe.


Download (sofort verfügbar)

7,99 €
inkl. 19% MwSt.
Download / Einzel-Lizenz
ePUB mit Wasserzeichen-DRM
siehe Systemvoraussetzungen
E-Book bestellen

Unsere Web-Seiten verwenden Cookies. Mit der Nutzung dieser Web-Seiten erklären Sie sich damit einverstanden. Mehr Informationen finden Sie in unserem Datenschutzhinweis. Ok