Magnetis

tome 1, l'Ombre et la Lumière
 
 
Books on Demand (Verlag)
  • 1. Auflage
  • |
  • erschienen am 3. Juni 2020
  • |
  • 478 Seiten
 
E-Book | ePUB mit Wasserzeichen-DRM | Systemvoraussetzungen
978-2-322-26359-2 (ISBN)
 
Lorsque Leïla, étudiante, rencontre son auteure favorite pour les besoins d'un projet universitaire, jamais elle n'aurait pensé découvrir que le héros des romans qu'elle aime tant, " Dylan Reese, démon malgré lui ", existait bel et bien !

Seulement, à l'inverse de la saga publiée à des millions exemplaires depuis près de quarante ans, Dylan, ou Milton se son vrai nom, est de toute évidence un véritable monstre.

En effet, ce dernier assassine toute la famille de la jeune femme pour son seul plaisir et la fait accuser à sa place, d'une ignoble façon.

Mais c'est sans compter l'aide inattendue de Daniel et de Caleb, deux mystérieux nouveaux amis, prêts à tout pour Sauver Leïla qui, elle, n'est pas sortie indemne de ce drame...
1. Auflage
  • Französisch
  • 0,50 MB
978-2-322-26359-2 (9782322263592)
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Auteure suisse du roman vampirique "Frères de sang", paru en 2009, Delphine Maeder a fait une longue pause littéraire, avant de recommencer avec Magnetis.

2


La nuit commençait à tomber sur Paris. Après avoir arpenté les rues durant des heures à errer, je me décidai enfin à rentrer à l'hôtel. J'étais choquée. Je culpabilisais de ne pas avoir fait plus pour Lady Donovan. Malade, elle ? De quoi pouvait-elle bien souffrir ? Tout se bousculait dans ma tête. J'avais emporté quelque chose à manger pour le soir dans ma chambre, je n'avais aucune intention de prendre mon repas au restaurant, je me sentais trop mal. Je voulais aller me coucher et penser à autre chose. Je poussai la porte de la réception de l'hôtel lorsque j'aperçus sur ma gauche, du côté du lobby, une personne assise qui, visiblement, m'attendait. C'était le fils de Lady Donovan. Toujours aussi classe dans son costume taillé sur mesure, il se leva et s'approcha de moi qui étais déjà sur la défensive rien qu'en le voyant. Il n'y avait rien à faire, j'éprouvais un grand malaise devant cet homme pourtant doté d'une exceptionnelle beauté, il devait en faire fondre plus d'une, c'était certain. Mais plus il avançait, plus je me raidissais et même reculais de quelques pas. Je pouvais humer sa fragrance, qui devait sans doute être une eau de toilette de marque, l'odeur agréable musquée tonique était bien présente. Il s'arrêta à quelques centimètres de moi et me considéra d'un air compréhensif. Punaise, qu'il était immense, il faisait bien deux têtes de plus que moi.

- Je tiens à vous présenter mes excuses, mademoiselle Berger, commença-t-il dans un français sans accent.

J'écarquillai les yeux, sous l'effet de la surprise.

- Je vous demande pardon ?

Moi qui pensais me ramasser un savon pour avoir dérangé une patrouille de police et m'être mêlée de ce qui ne me regardais pas, j'avais tout faux.

- Je ne voulais pas vous effrayer cet après-midi, chez ma mère. Je suis ici pour mettre les choses au point avec vous, je n'avais aucune intention de vous laisser repartir avec une sensation amère.

Je ne répondis pas, parce que de toute évidence je ne savais pas quoi lui dire. Je ne comprenais plus rien. La voix sèche dans la langue de Shakespeare que j'avais entendue quelques heures auparavant semblait si différente, douce, chaleureuse dans celle de Molière.

- Si ma mère et moi sommes venus à Paris ces jours, c'est pour qu'elle puisse sortir un peu et rencontrer du monde. Elle est restée enfermée dans son manoir si longtemps isolée de tous qu'aujourd'hui, dès qu'une présence nouvelle lui fait face, elle est anxieuse et perd ses moyens. Ma mère est devenue agoraphobe ces dernières années et je me bats pour qu'elle surmonte sa maladie.

- Oh ! Je ne savais pas. Je comprends mieux son comportement un peu étrange, maintenant.

Ah mince, ça je ne l'avais pas vu arriver.

- Elle ne vit que pour ses romans, en oubliant ses amis et sa famille. Accepter votre entretien était mon idée. Je suis sûr que vous rencontrer lui a fait le plus grand bien. Mais lorsqu'elle est stressée, elle a tendance à s'accrocher avec force à ses poignets pendant des heures, ce qui lui laisse parfois des traces.

Encore une fois, j'avais été sotte. Je m'étais fait un film complètement différent de ce que j'avais vu et entendu cet après-midi-là. J'avais décidément bien trop d'imagination.

- Je. je suis vraiment navrée de vous avoir causé autant de tort, monsieur.

- Appelez-moi Milton.

Je ne pouvais détacher mon regard de son visage aux traits raffinés bien que très masculin. Il devait vraiment être attentif à chaque détail de sa personne, tout était absolument irréprochable. Son nez remontait légèrement en trompette, ses lèvres bien dessinées étaient en parfait accord avec le reste de sa figure. Un discret grain de beauté sur la joue gauche lui donnait un je ne sais quoi de terriblement sexy. Son teint hâlé prouvait qu'il voyageait souvent au sud ou alors c'était un fan du solarium. Personnellement, j'aimais plutôt me dire qu'il partait beaucoup en vacances au soleil.

- Je suis désolée d'avoir appelé la police, Milton, fis-je, consternée d'avoir fichu la pagaille.

- Ne vous inquiétez pas, je comprends tout à fait que vous vous soyez alarmée. Je vous remercie de vous en être souciée.

Puis il posa sa paume sur mon épaule, bien que ce geste fût censé être amical, il avait réussi à me donner des frissons des pieds à la tête. Je ressentis une forte fièvre qui s'évapora en quelques secondes. J'eus comme un tournis, je dus m'appuyer contre le mur un instant.

Milton me retint de justesse.

- Est-ce que vous allez bien, mademoiselle ?

Je passai une main sur mon front et attendis quelques secondes avant de répondre.

- Oui, merci, ça va mieux.

- Je dois m'en aller maintenant, merci de m'avoir écouté, fit-il avant de disparaître derrière la porte de l'hôtel.

Bah, ça, pour une rencontre, c'en était une ! Il ne m'avait pas laissé de marbre, cet homme-là. Mais pfiou. en une seconde, je m'étais sentie si oppressée, comme si une enclume me pesait sur la tête. Je ne savais pas si c'était son charisme qui me faisait un effet pareil, mais c'était du lourd. J'étais si désolée pour Lady Donovan, j'ignorais tout de son agoraphobie. En même temps, les indices sur le nombre de sorties publiques et les entretiens qu'elle avait donnés en toutes ces années auraient dû me mettre sur la voie. Quoi qu'il en soit, je devais lui écrire un e-mail afin de m'excuser auprès d'elle. J'avais une certaine honte qui planait au-dessus de moi. Et pas qu'un peu.

J'en profitai pour faire un message à mes parents, et leur dire que j'étais toujours en vie. Enfin, façon de parler, parce que là, je me serais bien enterrée quelques pieds sous terre.

Après une longue et chaude douche, je me calai bien confortablement sur le lit avec un bon sandwich au poulet et sortis mes notes du jour avec mon livre dédicacé. Un brin d'excitation surgit lorsque j'étais sur le point d'ouvrir mon tome 1. Mais ce sentiment changea du tout au tout en découvrant ce qu'elle m'avait écrit. Je ressentis comme une déchirure à mon estomac quand je lus : « Help me ! He' s alive2 ». Puis, en dessous était noté : call 0044 78.

Sur le titre, « Dylan Reese, démon malgré lui », au milieu de la page, était entouré le nom de Dylan Reese.

C'est quoi ce bordel ?

Que devais-je comprendre à ce charabia ?

Elle m'appelait clairement au secours et me demandait de composer un numéro, mais elle n'avait pas fini de l'écrire. Qui était en vie ? Et pourquoi avoir entouré le nom de Dylan Reese ? J'étais franchement en train de remettre en question la lucidité de mon auteure préférée. Après tout, son fils m'avait dit qu'elle était malade. Sinon ce serait complètement dingue, il devait y avoir une explication beaucoup plus plausible. J'essayais de me remémorer le moment de la dédicace. L'instant où elle m'avait fixée sans regarder ce qu'elle écrivait. Puis, le son étrange dans le hall. Oui, je me souvins du bruit qui m'avait fait sursauter et elle avait brusquement refermé le livre et me l'avait rendu précipitamment. Cependant, quelqu'un était sur place, avec nous, avant que je revienne une seconde fois. Son fils était déjà là. « Son fils ». Je bondis sur mon iPad posé sur la table de nuit et cherchai sur Wikipedia le nom de Margaret Donovan. Je fis dérouler le texte et m'arrêtai aux lignes qui relataient sa vie personnelle. Je les parcourus jusqu'en bas où il était mentionné : « Margaret Donovan voue sa vie à l'écriture de ses romans, ce qui ne lui a pas laissé pas de temps pour se marier ou fonder une famille. »

Le pire, c'est que je le savais.

Je restai pétrifiée, assise sur mon lit. Je relus en boucle cette phrase, afin de bien comprendre les conséquences du sens de ces mots. Lady Donovan...

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