Croc-Blanc et l'Appel de la forêt (texte intégral)

Deux aventures de Jack London réunies en un seul volume
 
 
Books on Demand (Verlag)
  • 1. Auflage
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  • erschienen am 12. Februar 2019
  • |
  • 240 Seiten
 
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978-2-322-13575-2 (ISBN)
 
ce livre réunit deux célèbres aventures de Jack London :

1 ) Croc-Blanc : L'aventure de Croc Blanc, d'abord publiée en 1906, se déroule dans les déserts gelés et désolés du nord-ouest Canadien. Croc-Blanc, mi-chien mi-loup se trouve le seul survivant d'une portée de cinq chiens. Dans son monde solitaire, il a vite appris à suivre la féroce loi du nord sauvage et froid - manger ou être mangé. Mais rien dans sa jeune vie ne l'a préparé à la cruauté du tyran Beauty Smith, qui achète Croc-Blanc à son maître indien et le transforme en bête de combat pour gagner de l'argent grâce aux paris...

2) L'Appel de la forêt : Buck est un chien de Californie qui appartient au juge Miller. Il est un jour enlevé à son maître par l'aide-jardinier du juge et vendu à un trafiquant de chiens de traîneau. Bientôt confronté à la brutalité de sa nouvelle vie, Buck doit trouver la force de survivre et s'adapter au froid de l'Alaska. Devant s'imposer aux autres chiens de la meute, il apprend à voler de la viande ainsi qu'à se battre pour survivre. Il est très souvent vendu jusqu'à ce qu'il devienne le chien d'un maître respectable, John Thornton. Mais lorsque son maître est tué par une tribu indienne, Buck se mêlera à une meute de loups dont il devient le chef...
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John Griffith Chaney naît à San Francisco le 12 janvier 1876 (Il prendra plus tard le nom de famille de John London, le second époux de sa mère) était un auteur, journaliste et militant social Américain. Jack London connaît une enfance plutôt misérable et doit occuper de nombreux métiers : agriculteur, marin, voleur d'huîtres, chasseur de phoques (au Japon et en Sibérie), chasseur d'or, journaliste...Autodidacte, il se servira de sa vie aventureuse et laborieuse pour nourrir ses écrits. Jack London remporte ainsi le concours de rédaction en prose avec Typhoon off the coast of Japan qui relate l'une de ses expériences à bord du Sophia Sutherland. Écoeuré par la misère sociale et l'exploitation des ouvriers il devient vagabond (Les vagabonds du rail). Au début du XXème siècle il parcourt le monde comme journaliste. En 1904 il est arrêté puis emprisonné par l'armée japonaise. A bord du Snark, il se lance dans un tour des mers qui s'achèvera en Australie en raison de ses graves problèmes de santé. Jack London décède le 22 novembre 1916 à Glen Ellen.

Chapitre 2


LA LOI DU BÂTON ET DE LA DENT


La première journée de Buck sur la grève de Dyea fut un véritable cauchemar. Toutes les heures lui apportaient une émotion ou une surprise. Brutalement arraché à sa vie paresseuse et ensoleillée, il se voyait sans transition rejeté du cour de la civilisation au centre même de la barbarie. Ici, ni paix, ni repos, ni sécurité ; tout était confusion, choc et péril, de là, nécessité absolue d'être toujours en éveil, car les bêtes et les hommes ne reconnaissaient que la loi du bâton et de la dent. Des chiens innombrables couvraient cette terre nouvelle, et Buck n'avait jamais rien vu de semblable aux batailles que se livraient ces animaux, pareils à des loups ; son premier contact avec eux lui resta à jamais dans la mémoire. L'expérience ne lui fut pas personnelle, car elle n'aurait pu lui profiter ; la victime fut Curly. Celle-ci, fidèle à son caractère sociable, était allée faire des avances à un chien sauvage de la taille d'un grand loup, mais moitié moins gros qu'elle. La réponse ne se fit malheureusement pas attendre : un bond rapide comme l'éclair, un claquement métallique des dents, un autre bond de côté non moins agile et la face de Curly était ouverte de l'oil à la mâchoire.

Le loup combat ainsi : il frappe et fuit ; mais l'affaire n'en resta pas là. Trente ou quarante vagabonds accoururent et formèrent autour des combattants un cercle attentif et muet. Buck ne comprenait pas cette intensité de silence et leur façon de se lécher les babines. Curly se relève, se précipite sur son adversaire qui de nouveau la mord et bondit plus loin. À la troisième reprise, l'animal arrêta l'élan de la chienne avec sa poitrine, de telle façon qu'elle perdit pied et ne put se relever. C'était ce qu'attendait l'ennemi. Aussitôt, la meute bondit sur la pauvre bête, et elle fut ensevelie avec des cris de détresse sous cette masse hurlante et sauvage. Ce fut si soudain et si inattendu que Buck en resta tout interdit. Il vit Spitz sortir sa langue rouge - c'était sa façon de rire - et François balançant une hache, sauter au milieu des chiens. Trois hommes armés de bâtons l'aidèrent à les disperser, ce qui ne fut pas long. Deux minutes après la chute de Curly, le dernier de ses assaillants s'enfuyait honteusement ; mais elle restait sans vie sur la neige piétinée et sanglante, tandis que le métis hurlait de terribles imprécations. Buck conserva longtemps le souvenir de cette terrible scène.

Avant d'être remis de la mort tragique de Curly, il eut à supporter une nouvelle épreuve. François lui mit sur le corps un attirail de courroies et de boucles ; c'était un harnais, semblable à ceux qu'il avait vu tant de fois mettre aux chevaux ; et, comme eux, il lui fallut tirer un traîneau portant son maître jusqu'à la forêt qui bordait la vallée, pour en revenir avec une charge de bois. Mais quoique sa dignité fût profondément blessée de se voir ainsi transformé en bête de trait, il était devenu trop prudent pour se révolter ; il se mit résolument au travail et fit de son mieux, malgré la nouveauté, et l'étrangeté de cet exercice. François était sévère, exigeant une obéissance absolue que lui obtenait d'ailleurs la puissance de son fouet. Tandis que Dave, limonier expérimenté, plantait la dent, à chaque erreur, dans l'arrière-train de Buck, Spitz en tête, très au courant de son affaire, ne pouvant atteindre le débutant, lui grognait des reproches sévères, ou pesait adroitement de tout son poids dans les traits pour lui faire prendre la direction voulue. Buck apprit vite et fit en quelques heures de remarquables progrès, grâce aux leçons combinées de ses deux camarades et de François. Avant de revenir au camp, il en savait assez pour s'arrêter à « Ho ! », repartir à « Mush ! », s'écarter du traîneau dans les tournants, et l'éviter dans les descentes.

- Ce sont trois très bons chiens, dit François à Perrault. Ce Buck tire comme le diable ; il a appris en un rien de temps.

Dans l'après-midi, Perrault, qui était pressé de partir avec ses dépêches, ramena deux nouveaux chiens résistants et vigoureux. Billee et Joe, tous deux fils de la même mère, différaient l'un de l'autre comme le jour et la nuit. Le seul défaut de Billee était l'excès de mansuétude ; tandis que Joe, grincheux, peu sociable, l'oil mauvais, et grognant toujours, était tout l'opposé de ce caractère. Buck les reçut en bon camarade, Dave les ignora et Spitz se mit en devoir de les rosser tour à tour. Billee, pour l'apaiser, remua la queue ; mais ses intentions pacifiques n'eurent aucun succès, et il se mit à gémir en sentant les dents pointues de Spitz labourer ses flancs. Quant à Joe, de quelque façon que Spitz l'attaquât, il le trouva toujours prêt à lui faire face. Les oreilles couchées en arrière, le poil hérissé, la lèvre retroussée et frémissante, la mâchoire prête à mordre, et dans l'oil une lueur diabolique, c'était une véritable incarnation de la peur belliqueuse. Son aspect était si redoutable que Spitz dut renoncer à le corriger, et, pour couvrir sa défaite, il se retourna sur le pauvre et inoffensif Billee et le chassa jusqu'aux confins du camp.

Le soir venu, Perrault ramena encore un autre chien, un vieux husky[1], long, maigre, décharné, couvert de glorieuses cicatrices récoltées en maint combat, et possesseur d'un oil unique, mais cet oil brillait d'une telle vaillance qu'il inspirait aussitôt le respect. Il s'appelait Sol-leck, ce qui veut dire le Mal-Content. Semblable à Dave, il ne demandait rien, ne donnait rien, n'attendait rien, et, quand il s'avança lentement et délibérément au milieu des autres, Spitz lui-même le laissa tranquille. On put bientôt remarquer qu'il ne tolérait pas qu'on l'approchât du côté de son oil aveugle. Buck eut la malchance de faire cette découverte et de l'expier rudement, car Sol-leck, d'un coup de dent, lui fendit l'épaule sur une longueur de trois centimètres. Buck évita avec soin à l'avenir de répéter l'offense, et tous deux restèrent bons camarades jusqu'à la fin. Sol-leck semblait, comme Dave, n'avoir d'autre désir que la tranquillité, et pourtant Buck découvrit plus tard que l'un et l'autre nourrissaient au fond du cour une passion ardente dont il sera parlé plus loin.

Cette nuit-là, Buck dut résoudre le grand problème du sommeil. La tente, éclairée par une chandelle, projetait une lueur chaude sur la plaine blanche : mais quand tout naturellement il y entra, Perrault et François le bombardèrent de jurons, et d'ustensiles de cuisine qui le firent s'enfuir, consterné, au froid du dehors. Il soufflait un vent terrible qui le glaçait et rendait la blessure de son épaule particulièrement cuisante. Il se coucha sur la neige et tenta de dormir, mais le froid le contraignit bientôt à se relever ; misérable et désolé, il errait au hasard, cherchant en vain un abri ou un peu de chaleur. De temps à autre, les chiens indigènes tentaient de l'attaquer, mais il grognait en hérissant les poils de son cou (défense qu'il avait vite apprise) et montrait un front si formidable que les maraudeurs se désistaient bientôt, et il continuait sa route sans être inquiété.

Soudain, Buck eut l'idée de chercher comment ses compagnons de trait se tiraient de cette difficulté. À sa grande surprise, tous avaient disparu ; il parcourut de nouveau tout le camp, puis revint à son point de départ sans parvenir à les trouver. Convaincu qu'ils ne pouvaient être sous la tente, puisqu'il en avait été chassé lui-même, il en refit le tour, grelottant, la queue tombante et se sentant très malheureux. Tout à coup la neige céda sous ses pattes et il s'enfonça dans un trou au fond duquel remuait quelque chose ; redoutant l'invisible et l'inconnu, il gronda et se hérissa avec un bond en arrière. Un petit gémissement amical lui ayant répondu, il revint poursuivre ses investigations, et, en...

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