Salut, mon pote !

 
 
Books on Demand (Verlag)
  • 1. Auflage
  • |
  • erschienen am 25. November 2019
  • |
  • 340 Seiten
 
E-Book | ePUB mit Wasserzeichen-DRM | Systemvoraussetzungen
978-2-322-22514-9 (ISBN)
 
Après le décès et l'enterrement de son père à Verdun, Hector Darbeville, un romancier français se retire dans un chalet à Panorama, station de Colombie britannique dans les montagnes Rocheuses au Canada, pour écrire son sixième roman. Ce chalet lui est prêté par un ami, Pierre Falardeau, président de son fan-club à Montréal. L'aménagement est sommaire, mais l'environnement reste pour Hector une source inépuisable d'inspiration. Parmi la décoration hétéroclite du chalet se trouve un très vieux téléphone mural, non relié à un quelconque réseau, juste une pièce de musée.
Un soir, contre toute attente, le téléphone sonne. Surpris, Hector décroche. Retient son souffle. Un mot et sa vie bascule : "Gamin ?"
Une rencontre improbable qui va entraîner Hector dans la jeunesse de son père, à Toulon quand il était marin, puis à Verdun, à l'époque des après-midis dansants dans les brasseries, des concerts par des big bands américains d'après guerre, père et fils au même âge...
Rêve ? Réalité ? Un roman fantastique et à suspense jusqu'à la dernière page.
1. Auflage
  • Französisch
  • 0,71 MB
978-2-322-22514-9 (9782322225149)
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Né en 1953 dans la Meuse, Patrick LAGNEAU est retraité de l'enseignement agricole où il a été professeur d'éducation socioculturelle pendant trente-trois ans.
Il a placé, tout au long de sa carrière, son énergie créatrice dans le théâtre, la comédie musicale, l'écriture de scénarios et la réalisation de films vidéo avec lesquels il a conduit ses élèves et étudiants à de nombreux prix nationaux.
Aujourd'hui vice-président et webmaster d'une association d'auteurs meusiens (PLUME, acronyme de Passion Littéraire de l'Union Meusienne des Ecrivains et illustrateurs), il se consacre à l'écriture de romans dans des genres éclectiques, pour le plaisir de raconter des histoires au gré de son imagination.

2


Les quelques jours qui avaient précédé mon départ, j'avais appelé mon père régulièrement. Les séances de kiné avaient débuté et il m'avait affirmé qu'il retrouvait une respiration pour ainsi dire normale. Ce qu'avait conforté le débit de sa conversation.

Le matin de mon envol pour le Canada, Sylvia m'avait prévenu qu'il allait sortir de l'hôpital le lendemain. Elle resterait encore une journée avec eux avant de regagner Metz pour reprendre son travail. Je l'en avais remerciée. Ce fut pour moi un énorme soulagement. Le sentiment de culpabilité dont je ne parvenais pas à me défaire depuis mon retour de Verdun allait se dissiper progressivement.

Hervé, mon éditeur, devenu un « ami » - je n'étais pas dupe -, suite à mes romans à succès, me conduisit à Roissy afin que je n'abandonne pas ma voiture en parking longue durée qui, sur deux mois, m'aurait coûté une petite fortune. Je l'avais laissée dans le garage privatif de la maison d'édition. Hervé me déposa donc au terminal où j'allais enregistrer mes bagages.

Après le passage obligé au contrôle de sécurité, je me dirigeai vers la porte qui m'avait été indiquée. L'embarquement était prévu à 12 h 20, le décollage à 13 h 00. Par la magie du décalage horaire, j'atterrirai à Montréal à 15 h 00. Là, récupération de mes valises. Puis deux heures d'attente. Nouvel embarquement à 17 h 00 pour être à Calgary à 21 h 00. Il me faudrait ensuite rejoindre un hôtel en taxi où j'avais réservé une chambre pour une nuit de repos mérité, parce que c'était certain : je ne dors jamais en vol. L'ineptie habituelle : « on ne sait jamais... »

Hormis quelques trous d'air peu rassurants au-dessus du Groenland, tout se déroula à peu près comme prévu. L'avion atterrit à Calgary avec une heure de retard à cause d'une défaillance de connexion à Montréal. Mais par expérience, compte tenu des galères dans lesquelles je me suis retrouvé parfois dans les transports aériens, je considérai que ce contretemps était mineur.

À peine dans ma chambre d'hôtel à deux pas de l'aéroport, je pris une douche qui me donna le coup de grâce après les vingt-quatre heures que je venais de passer éveillé. J'eus le réflexe de téléphoner à Sylvia pour avoir des nouvelles de mon père, mais je réalisai qu'avec le décalage, il n'était que six heures du matin en France. Je reportai mon appel au lendemain.

Le plateau-repas qui m'avait été servi dans l'avion m'avait calé l'estomac, aussi je me glissai dans les draps frais avec délectation. Deux minutes plus tard, je dormais à poings fermés.

*

Le lendemain, après avoir eu des nouvelles rassurantes de mon père que Sylvia avait ramené à la maison, je quittai l'aéroport au volant d'une Chrysler de location par le Deerfoot Trail pour rejoindre la Trans-Canada Highway. Après avoir traversé Downtown, je passai devant les tremplins de saut, vestiges des Jeux olympiques d'hiver de 1988, et laissai derrière moi Calgary, la ville d'Alberta la plus importante en nombre d'habitants bien qu'Edmonton en soit la capitale. Direction les Rocheuses.

La notion de grands espaces n'est pas galvaudée au Canada et à chacun de mes voyages à cette saison, toujours à ce même endroit, je suis happé par la vision qui s'offre à moi : au loin, les cimes encore enneigées qui s'étalent du nord au sud, à l'horizon d'une vaste étendue de terres sans constructions ; une ligne infinie de chantilly posée sur un plateau. Impression d'abandon de la civilisation.

Environ une heure plus tard, je longeai les premières villes au pied des montagnes, Kananaskis, Canmore, Banff qui annonçaient ma période jouissive d'écriture. Peu après, je quittai la Trans-canada Highway, et pris la direction de Radium Hot Springs. À cette période de l'année, il m'arrivait souvent de croiser des animaux en quête de nourriture. Et sans faillir à la règle, je peux dire que ce fut la première fois que j'en vis un d'aussi près.

Un ours noir de taille moyenne cherchait sa pitance en contrebas de la route. Je m'arrêtai sur le bord, sans toutefois descendre - la bête est imprévisible et réputée dangereuse - juste le temps de prendre quelques clichés avec mon téléphone portable. Il approcha à deux, trois mètres de la voiture et plus que jamais, il ne me serait venu à l'idée de sortir, ou même de baisser la vitre de la portière. Lassé sans doute qu'il ne se passe rien, il s'éloigna et disparut dans les sous-bois de la forêt dense dans cette région.

Après une heure trente de conduite sur une route large et sinueuse entre des pentes abruptes couvertes de conifères, je touchai au but. Je traversai Radium Hot Springs et pris la direction d'Invermere, située à une quinzaine de kilomètres au bord du lac Windermere. C'est là que je devais rendre ma Chrysler dans un garage qui faisait partie du même réseau que l'agence de l'aéroport où je l'avais louée.

Je lançai un appel téléphonique grâce au kit mains libres embarqué et au système Bluetooth. Mon correspondant décrocha et j'eus le plaisir d'entendre la musique de son accent québécois. Il s'agissait de Martin Falardeau, le fils de mon ami Pierre de Montréal, le président de mon fan-club. Je vous en ai parlé en préambule. Martin, à un an près, était de mon âge. Il était propriétaire d'un bar-pizzeria-épicerie à Panorama et gérait les trois chalets que possédait son père. Il était convenu que je le prévienne à l'approche d'Invermere.

- Allô, Martin !... C'est Hector.

Allô, Hector ! Ch'u ben conten d't'entend'e. T'es-tu d'jà rendu ?1

- Non, je suis à Calgary.

Oh ?... Ben voyons-don tu m'niaises-tu ?2

- Mais oui, je plaisante, dis-je en riant. Je suis à dix minutes d'Invermere.

Ah ben, j'préfère, pour vrai. Où t'laisses ton châr3 ? Comme d'habitude ?

- Oui, chez Cleanline Automotive.

Bon, alors okay j'me dépêche ! À tantôt !

Martin interrompit la communication. Rien qu'à l'écouter parler, c'était le dépaysement garanti.

Je commençai à apercevoir l'extrémité nord du lac quand tombèrent les premiers flocons. Je pestai. On était début mai et il neigeait. Je croisai les doigts pour que cela ne dure pas.

*

Après avoir déposé ma Chrysler comme prévu, je n'eus même pas à attendre, car Martin arriva au volant de son Dodge Ram 4x4. Nous avons échangé une accolade, puis il chargea mes bagages sur les sièges arrières et non pas sur le plateau du pick-up afin, m'expliqua-t-il, que les valises ne soient pas chahutées dans les virages.

Il se lança sur la route de Panorama qui serpente le long du Toby creek, un torrent tumultueux qui dévale des cimes encore enneigées. Les flocons ne cessaient de tourbillonner autour de nous et s'écrasaient sur le pare-brise où ils fondaient aussitôt. De temps en temps, en contrebas, j'apercevais le bouillonnement d'écume contre les rochers émergeant dans le lit du torrent déchainé.

- On dirait qu'il y a plus d'eau que d'habitude, non ?

Oui, il a neigé fort jusqu'au vingt avril là-haut.

- Et là ? Tu crois que ça va durer ?

À TV y'ont dit q'c'est juste d'la poudrerie, pis qu'ça va pas rester.

Par poudrerie, Martin parlait d'un léger vent de neige. Un quart d'heure plus tard, nous étions à...

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