Korbrekan

La Malédiction des Princes-Sorciers Tome 1
 
 
Books on Demand (Verlag)
  • 1. Auflage
  • |
  • erschienen am 25. Januar 2018
  • |
  • 480 Seiten
 
E-Book | ePUB mit Wasserzeichen-DRM | Systemvoraussetzungen
978-2-322-14965-0 (ISBN)
 
Lorsque, en l'an 1385 du calendrier Organdien, le futur chevalier Jehan de Brisé sauve la très belle Aliénor de Morfil, il est loin de se douter que cette rencontre va l'entraîner dans des aventures où il risquera son honneur et sa vie. Mais au-delà de sa propre survie, c'est l'avenir même du royaume d'Organdie qui dépendra de sa lutte contre les Princes-Sorciers.
Actions, amour, intrigues se mêlent dans cet univers imaginaire où foisonnent les allusions à la France des XIVe et XVe siècles. Extrêmement documentée, fruit d'un long travail de recherches, l'histoire de KORBREKAN est un roman de chevalerie dans la pure tradition des récits épiques, patiné d'une pointe de fantastique. Il passionnera aussi bien les adultes que les ados.
1. Auflage
  • Französisch
  • 1,94 MB
978-2-322-14965-0 (9782322149650)
2322149659 (2322149659)
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Musicienne professionnelle vivant à Paris, passionnée par l'univers des contes, par les Arts et par l'Histoire médiévale, Valérie Jacquet-Betmalle écrit depuis l'enfance.
KORBREKAN est la fusion étonnante de ses trois mondes de prédilection.

Prologue


An 976 du calendrier organdien

Treizième année du règne de Philippe II d'Organdie

Le cavalier s'enfonça dans la forêt au grand galop, éparpillant sur son passage la fine couche de neige qui persistait à recouvrir le sol. Il ne pouvait s'égarer. Il lui suffisait de suivre les pierres dressées le long du chemin, comme le faisaient tous ceux qui venaient consulter l'Oracle d'Hallencourt.

Bientôt nul ne pourra plus poser de question.

Il sourit en pensant cela. Un sourire mauvais. Et il serra un peu plus fort contre lui sa précieuse besace de peau.

Au milieu d'une clairière bordée de chênes vieux de plusieurs siècles, l'entrée du passage fut bientôt visible, marquée par sept colonnes de pierres. D'ordinaire deux hommes le gardaient, vêtus comme dans l'Ancien Temps de longues robes grises. Mais, en ce matin d'hiver, l'endroit était désert : l'Oracle ne parlait que pendant les quelques jours qui suivaient les solstices et les nuits de pleine lune.

L'homme s'arrêta et attacha son cheval à une grosse branche. Entre les colonnes, il distingua les premières marches de l'escalier qui menait au souterrain et l'urne de pierre destinée à recevoir l'obole des pèlerins.

L'homme prit une pièce d'argent dans la bourse attachée à son ceinturon et la glissa dans la fente.

Ma contribution. La dernière sans doute.

Il ricana. Puis, surpris peut-être par le son de son propre rire, il jeta un regard circulaire sur les grands bois alentours comme pour s'assurer qu'il était bien seul. Alors il s'engouffra dans l'escalier en prenant soin d'éviter les plaques de verglas qui le tapissaient.

Avec le briquet de fer et un silex qu'il transportait toujours sur lui, il enflamma l'une des torchères posée sur son support mural. Il put ainsi, sans risquer de se rompre le cou, descendre la centaine de marches grossièrement taillées conduisant dans les entrailles de la terre.

Un passage s'ouvrit devant lui. Il était large et haut, creusé dans la roche même. Il était long aussi : on ne comptait pas moins de deux lieues entre les bois et le château des ducs d'Hallencourt. L'homme les franchit sans peine, peu soucieux du froid et de l'humidité qui régnaient. Il courait presque, tant sa hâte était grande d'accomplir son forfait et il ne s'intéressait pas le moins du monde aux dessins naïfs incrustés dans les parois par les précédents voyageurs.

Au bout d'une heure et demie, il s'arrêta devant un autre escalier monumental. Il reprit haleine, projetant devant lui de petits halos de buée blanche. Nul ne le suivait. Nul de soupçonnait sa présence en ces lieux déserts. Il eut encore un petit rire de satisfaction avant de gravir les degrés, usés par le frottement de milliers de sandales.

Il parvint à un palier cerné de colonnes décorées de signes étranges. Elles soutenaient une voûte dont la clé représentait un oiseau lové dans ses ailes au milieu d'un brasier. Un Phénix, à n'en pas douter. En face, un nouvel escalier, fermé par une énorme grille, remontait vers la grande salle du donjon. Les ducs d'Hallencourt pouvaient directement venir consulter l'Oracle sans sortir de leur château.

Mais bientôt Enguilbert ne le pourra plus.

A sa gauche il y avait les cellules des gardiens et celle, plus petite, de l'Ermite. Toutes étaient désertes, également closes par des grilles. Enfin à sa droite il vit ce pour quoi il avait fait tout ce chemin depuis les Monts Moirés.

La Porte.

La Porte de l'Oracle.

La Porte de la Crypte d'Hallencourt. Celle qui abritait l'un des plus anciens sanctuaires de Vieille Magie.

L'homme posa sa torchère sur un support prévu à cet effet et prit le temps d'admirer les pentures entrelacées et les riches sculptures dans lesquelles revenait l'image d'un oiseau couronné aux ailes déployées qui semblait émerger des flammes. Un Phénix encore.

Soudain il tressaillit.

L'immense vantail venait de s'ouvrir, laissant passage à un vieil homme à la barbe longue et grise, les pieds chaussés de sandales usées, vêtu simplement, malgré le froid, d'une pauvre robe de lin sans couleur, élimée par endroits, retenue à la taille par une corde de chanvre. Il tenait à la main un flambeau rudimentaire et, dans l'autre, une large clé d'or au panneton bizarrement forgé en forme de volatile. Toujours le Phénix.

S'il fut surpris de trouver quelqu'un en ces lieux à cette période de l'année, il n'en laissa rien paraître. Il dit seulement :

- Si tu viens consulter l'Oracle, étranger, ce n'est pas le bon moment. Nul ne te répondra avant la pleine lune.

- Je sais cela, vieux fou. Je ne viens pas consulter l'Oracle.

Bien au contraire.

A ces mots l'autre l'observa plus attentivement. Mais il fit comme si de rien n'était. Avec une force que son apparence ne laissait pas deviner, il referma le vantail et enfonça la clé d'or dans sa serrure. Un bruit de métal et des grincements retentirent dans les voûtes de pierre lorsque le mécanisme de fermeture se mit en branle.

L'homme à la besace de cuir laissa faire. Mais au moment où l'Ermite s'apprêtait à remettre la clé dans sa poche, il dégaina une dague effilée.

- Laisse cette clé où elle est.

- Pourquoi ?

- Fais ce que je te dis.

L'Ermite haussa les épaules et posa de nouveau sa main sur la clé d'or.

L'autre alors enfonça brusquement sa lame. Sans un cri, le vieil homme s'effondra, la poitrine transpercée. La torchère roula sur le sol avant de s'arrêter contre les vieilles murailles qu'elle éclairait toujours.

Ta garde est terminée, vieux fou !

Le meurtrier retira son arme du cadavre et en essuya la lame. Puis, sans plus se préoccuper de sa victime dont le sang se répandait lentement, il posa sa besace sur le sol. Il en sortit un petit coffret de marbre noir et un recueil de vélins, reliés dans une couverture en bois sculptée. Là encore, un Phénix aux yeux enchâssés de rubis la décorait.

Avec un respect presque religieux, l'homme ouvrit la boite précieuse et resta en contemplation devant l'objet qu'elle contenait : ce n'était pourtant qu'une simple plume, noire et rouge, une obscurité flamboyante, mais avec une pointe en or.

Une des plumes du Phénix.

Bien sûr, l'Oiseau Immortel n'approuverait pas qu'il utilisât la Vieille Magie pour de noirs desseins. Mais il n'en avait cure. Et aujourd'hui, enfin, grâce à elle, il allait pouvoir se venger d'Anne, d'Arthur et d'Enguilbert. De la première pour lui avoir refusé son amour et sa fortune, du deuxième pour lui avoir pris l'amour d'Anne, et du troisième pour les y avoir aidés.

L'homme prit délicatement la Plume entre ses doigts et, d'un coup sec, s'en piqua le bras. Une goutte de sang perla sur la pointe d'or. Alors il ouvrit le livre. Sur la première page, vierge encore de toute écriture, il traça plusieurs lignes, le visage défiguré par la haine. Puis il dégagea de son doigt une bague armoriée avec laquelle il effleura une flamme. Le phénix gravé dessus devint incandescent, le temps qu'il l'applique sur la page du livre comme s'il s'agissait d'un sceau de cire.

Lorsqu'il eut terminé, il approcha l'ouvrage d'une torchère. L'écriture à son tour flamboya un instant.

Alors, un tremblement secoua les antiques murailles. La Porte frémit. Ses gonds se figèrent dans la pierre. Ses pentures s'entrelacèrent encore comme des serpents et se soudèrent entre elles. La Clé d'or elle-même se pétrifia dans sa serrure avant de disparaître.

- L'Or pour la Terre, le Sang pour l'Eau, le Feu pour la Lumière, la Plume pour l'Air, murmura l'homme. Les Quatre Eléments de la Vieille Magie ont été réunis et invoqués ! Le Don de l'Oracle a été neutralisé. L'Oracle est muet. La Porte est close. Nul ne pourra l'ouvrir sinon au prix de terribles épreuves. Arthur ne saura jamais la Vérité. Sa race sera maudite, comme il maudira Anne et Enguilbert. Et moi, Ulrich, prince de Brokaar, je suis désormais...

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