Insula Nostra

 
 
Librinova (Verlag)
  • 1. Auflage
  • |
  • erschienen am 26. Dezember 2017
  • |
  • 248 Seiten
 
E-Book | ePUB mit Wasserzeichen-DRM | Systemvoraussetzungen
979-10-262-1507-3 (ISBN)
 
Avez-vous déjà imaginé vivre une toute autre vie dans un monde à part? C'est ce qui va arriver à Anna, jeune étudiante en médecine. C'est une fille comme les autres, plutôt réservée. Une jeune fille quelconque. Une jeune fille qui va découvrir Insula Nostra. Tout va commencer par un voyage en Italie. Une soirée sur un bateau, une tempête, un naufrage et le rivage d'insula Nostra. Une île au passé mythique, enveloppée par des légendes sur les poissons noirs, ses protecteurs. Une civilisation toute droit issue de l'empire romain déchu. Trois grandes familles dirigeantes au passé lié, se partagent le pouvoir, les passions, les haines et les rancoeurs. A travers les yeux d'Anna, nous découvrirons ce peuple, ses grandes familles et leurs intrigues. Une passion amoureuse retiendra Anna. L'étrangère ne sera plus jamais la même après ces rencontres et ne voudra plus quitter Insula Nostra.

Professeur des écoles, ancienne étudiante en histoire. Premier roman, juste une envie de raconter une histoire...?
  • Französisch
  • 0,22 MB
979-10-262-1507-3 (9791026215073)

Chapitre 2


 

 

5 juin 2012

 

C'était une chaude nuit d'été. On pouvait sentir les embruns fleuris de ces fins de journées où le soleil avait permis aux plantes d'exhaler leur meilleur parfum. Elles arrivèrent à l'embarcadère 858 vers 20h. Les guirlandes aperçues la veille étaient allumées. Il y avait des tas d'hommes et de femmes, certains habillés en tenue traditionnelle. Il s'agissait pour les femmes d'une robe bouffante rouge et verte, avec une espèce de bonnet qui rappelaient les bonnets phrygiens portés par les esclaves affranchis de l'empire romain. Alessandro avait indiqué hier que la fête de l'olivier était une fête très importante dans tout l'archipel car elle commémorait leur liberté. L'archipel était en effet rattaché au gouvernement italien mais conservait une autonomie politique et économique, possible seulement grâce aux apports touristiques.

Les enfants couraient en tous sens, les gens riaient à gorge déployée. Le vin coulait à flot. On préparait sur un terrain vague, un feu de camps impressionnant autour duquel pourrait tourner en chantant les danseurs d'un soir. C'était une fête populaire qui rappelait à Anna l'ambiance des ferias du sud de la France. Ils s'y rendaient elle et son frère, avec leurs grands-parents pendant les vacances d'été.

Le bateau ne fut pas difficile à trouver. C'était un immense yacht, sur 3 étages, avec des escaliers sur le ponton pour accéder au premier salon. Son éclairage concurrençait celui du quai. Des vagues dorées venaient s'abimer contre la coque. Deux bateaux annexes et trois jets skis étaient visibles de la cale. La fête à bord avait déjà commencé. Une quarantaine de personnes étaient présentes, le bruit de leur conversation se mêlait à la musique qui sortait d'énormes enceintes installées sur le ponton supérieur.

 

Anna et Marie rejoignirent Albano pour embarquer.

« Vous êtes splendides mesdemoiselles » les accueillit-il avec un grand sourire.

Marie avait pris grand soin de son apparence, une robe noire, arrivant au-dessus du genou et fendue dans le dos. Des hauts talons, un chignon qui laissait retomber quelques boucles. Des bijoux très discrets : de longues boucles d'oreilles en argent et un fin bracelet. Oui elle était magnifique, confirma Anna. Cette dernière avait opté pour une robe fluide, vert émeraude, qui mettait sa taille en valeur. Ses cheveux bouclaient avec l'air marin. Elle avait choisi des chaussures compensées, jugeant les talons inappropriés sur un bateau.

Quelques minutes après avoir embarqué, les deux jeunes filles se retrouvèrent au ponton supérieur, une coupe de champagne à la main, profitant de la magnifique vue offerte à leurs yeux. Alessandro avait raison, on pouvait apercevoir des lumières dans toutes les îles de l'archipel. La fête de l'olivier était célébrée dans toutes les îles.

Anna essaya de distinguer cette fameuse quatrième île. Celle dont Alessandro n'avait pas voulu parler, celle que le libraire avait ignorée. Elle se questionna encore sur la raison de ce mystère, aimant s'imaginer un scénario intrigant comme dans les films ou les romans.

Elle chercha aussi des yeux Enzo. Il leur avait pourtant dit qu'il serait là ce soir mais elle ne l'avait pas encore aperçu.

« Anna, ça va ? » la regarda Marie, perplexe. « Tu as l'air ailleurs »

« Je profite de la vue, on a de la chance quand même d'être là. »

« Alors profitons ma belle ! » Elle l'entraîna parmi les invités.

C'est à ce moment qu'Anna sentit une légère secousse et qu'elle vit le quai commençait à s'éloigner. Elle le regarda longuement, une drôle de sensation la prenant au ventre. La sensation de quitter plus qu'un quai, la sensation de partir ailleurs, loin. Elle chassa ses idées de la tête et rejoignit Marie qui discutait déjà avec plusieurs hôtes.

 

La soirée battait son plein. A minuit, un feu d'artifice fut tiré de la proue. Le bateau avait jeté l'ancre à égale distance des différentes îles. On distinguait davantage les îles Insula Fane et Insula Tangi que la péninsule. Le champagne coulait à flots, la musique emplissait l'air, les rires, le bruit contrastaient avec le calme de la mer environnante. Le champagne avait enivré Anna, elle se sentit soudain chancelante, tout ce bruit, tout ce tumulte l'oppressait. Elle fit signe à Marie qu'elle allait prendre l'air sur le ponton supérieur. Marie acquiesça en continuant de faire les yeux doux à Albano. Il la tenait par la taille, annonçant un rapprochement imminent.

Arrivée sur le ponton supérieur, Anna s'allongea et scruta les étoiles. Elle n'arrivait pas à se défaire de cette sensation qui l'avait prise au moment du départ. Elle ne comprenait pas son sens. La tête lui tournait, trop de champagne, elle avait bu trop de champagne. Et ce n'était pas une très bonne idée de boire trop d'alcool à une soirée prévue en mer. Heureusement, la mer était calme. La météo s'était trompée en prévoyant des vents violents. De toute façon, l'équipage du yacht n'aurait pas quitté le port en cas de danger. Emportée par ses pensées, Anna ne s'aperçut pas qu'elle était observée.

« Bonsoir » lui adressa une voix masculine, qu'elle reconnut comme celle d'Enzo.

Anna se redressa. Elle avait fini par l'apercevoir brièvement au cours de la soirée mais il était alors occupé avec d'autres invités. Anna était vraiment contente de le retrouver à ce moment là. Il lui semblait vraiment sympathique, elle se sentait à l'aise avec lui.

« Je pense avoir un peu trop bu, alors je me suis dit que du repos au grand air me serait bénéfique ». Se justifia Anna en lui faisant signe de venir juste à côté d'elle.

Il lui sourit et répondit à son invitation.

« Je ne suis pas épris de ce genre de soirée. C'est mon cousin qui les organise, le grand type brun là-bas. Il prévoit chaque année des soirées sur son yacht. Il est magnifique ce bateau, puissant et très confortable ! Mais je ne suis pas le plus à l'aise dessus. Ce que je préfère moi, c'est ça. (il balaya de la main l'immensité de l'océan)»

- Tu habites ici depuis longtemps ?

- Depuis toujours. (il marqua une pause en soupirant). Mes parents sont originaires de l'île Tangi. Ils y vivent toujours. J'ai emménagé sur le continent pour les études mais je compte bien m'installer sur une des îles une fois que mes diplômes seront empochés.

- Tu étudies quoi ? demanda Anna, réellement intéressée

- Je travaille sur un doctorat pour être biologiste en environnement, avec une spécialisation en fonds marins. Etudier la biodiversité, l'impact de la vie humaine sur la faune et la flore, tenter de limiter les effets néfastes. Tu imagines bien que notre région est propice à ce genre de vocation !

Enzo regarda Anna et lui sourit. Anna lui retourna un sourire chaleureux, constatant qu'en effet, ce garçon n'avait visiblement rien à voir avec son richissime cousin. Elle l'écouta lui décrire les nombreux enjeux climatiques qu'il essayait de soulever dans sa thèse. Son discours était passionné, voire révolté, quelques coupes de champagne augmentant peut être encore plus sa détermination.

- Tu veux vivre une expérience sympa ? »

Anna était curieuse de ce qu'Enzo allait lui proposer. Grisée par l'alcool, elle se sentit en confiance. Elle se leva et le suivit. Une bise monta, faisant voler ses cheveux. Ce vent soudain la rafraichit.

Ils descendirent aux cales où était stockait les annexes et les jets skis.

« Tu rigoles ? » s'étonna Anna. « Je n'ai jamais conduit un engin pareil et je ne pense pas que la nuit soit le meilleur moment pour apprendre à conduire ! »

« Qui t'a dit que je te laisserai les conduire ? Rigola Enzo. Toi tu as juste à t'assoir dans ce petit yacht, ironisa-t-il en lui indiquant l'annexe, et tu profites de cette promenade nocturne sur la mer. Le meilleur moment pour découvrir les alentours c'est la nuit, lui assure-t-il, quand la civilisation dort. »

« Le vent se monte, non ? » douta Anna, soudain rafraîchie par la bise marine.

« Fais-moi confiance, nous ne nous éloignerons pas et s'il y a le moindre soucis ou si tu as la moindre inquiétude, on rejoindra le yacht en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire. »

Tentée par cette ballade imprévue, enivrée par l'alcool, Anna décida de mettre de côté son inquiétude et de profiter de cette chance. Après tout, c'était les vacances, elle avait bien le droit de se lâcher un peu.

La musique et les conversations à bord du yacht couvrirent le bruit du moteur. L'annexe s'éloigna rapidement sans que personne ne s'en aperçoive.

 

Enzo avait raison, la mer était impressionnante la nuit. Ils s'étaient éloignés du yacht, ils distinguaient nettement son éclairage ainsi que celui des îles environnantes. Cependant, le calme était apaisant, le doux flottement des vagues les berçaient. Ils avaient coupé le moteur pour profiter de ce silence seulement perturbé par le clapotis des vagues.

Enzo connaissait beaucoup de choses sur les animaux marins, notamment les espèces qui vivaient ici, dans LEURS eaux. Anna sourit en l'écoutant, ne pouvant s'empêcher de rapprocher son discours de celui d'Alessandro sur leur faune marine. Ils étaient fiers de la beauté de leur région et on ne pouvait qu'agréer leurs éloges. Anna enviait ce sentiment...

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