Insoupçonnable vengeance

 
 
Books on Demand (Verlag)
  • 1. Auflage
  • |
  • erschienen am 11. Mai 2020
  • |
  • 160 Seiten
 
E-Book | ePUB mit Wasserzeichen-DRM | Systemvoraussetzungen
978-2-322-24478-2 (ISBN)
 
A la tombée de la nuit, la jeune fille stationna sa Mini-Cooper S. Alors qu'elle entouvrit sa portière, tout en saisissant son sac-à-main posé derrière son siège baquet, elle ressentit une aussi soudaine que violente douleur au-dessus de la cuisse gauche.
A peine de le temps d'apercevoir une longue aiguille s'extirpant déjà de sa chair, qu'elle perdit connaissance.
L'atypique commandant de police, Blanco, allait être, anonymement, saisi de cet odieux kidnapping. Sa fille sera exécutée, s'il ne la retrouvait pas avant trois semaines...

"Ce polar à rebondissements est à l'image de la carrière tumultueuse de l'auteur". Estelle Gasnet du Soualigua-post.

Polar inspiré de certains faits réels vécus par l'auteur.
1. Auflage
  • Französisch
  • 0,26 MB
978-2-322-24478-2 (9782322244782)
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Pascal Drampe, alias "Blanco" dans le "milieu", 55 ans, originaire du nord de la France, est commandant de police retraité.
Après un premier témoignage "Flic, un métier qui tue..." publié en 2019 aux éditions Nestor, il débute, ici, une série de polars intitulée Blanco.

Chapitre 1


Quelques mois auparavant.

Le 1er septembre deux mille sept, « Blanco » était promu au grade de commandant de police. Ainsi baptisé, par le « milieu », depuis son épopée guadeloupéenne, du fait qu'il était le seul flic blanc à s'aventurer, seul, dans les ghettos. Il y avait souvent défrayé la chronique, notamment en livrant le légendaire combat à mort avec l'ex-ennemi public numéro 1 et sa femme, dans le coupe-gorge guadeloupéen de Boissard aux Abymes, le vingt-deux janvier deux mille un.

Muté à Nice depuis le huit octobre deux mille un, il venait d'y exercer six ans de capitanat. Cependant, durant les trois premières années, il restait, étonnement, neutralisé au « placard ». Sans doute, qu'après des séjours remarqués et des affaires dites sensibles à Paris, dans le nord de la France et aux Antilles, son tableau de chasse inquiétait pour le moins une certaine partie de sa nouvelle hiérarchie locale.

Blanco, un flic entêté, un chevalier sans peur et sans reproche, doté d'un sens de la justice aigu, aux méthodes plutôt atypiques, se confrontait souvent à ses tauliers aux appétences divergentes. Non pas qu'il manouvrait illégalement, bien au contraire, mais plutôt parce qu'il était contraint de pratiquer en freelance, refroidi par les raisons obscures de sa mise à l'écart durant ces trois longues années de purgatoire injustifié.

Sa persévérance et son insatiable passion pour son métier, lui permettaient, au cours de ces trois dernières années, d'accéder au grade supérieur. Ainsi, lui était confié, malgré ses controversés détracteurs locaux, le commandement de plusieurs groupes d'investigation au sein de la Sûreté Départementale des Alpes-Maritimes.

Il peinait à trouver son semblable parmi ses collègues. Sans doute en raison de la particularité de son éducation qui, dans la difficile école de la vie des quartiers défavorisés du nord de la France, lui avait forgé un caractère en acier trempé. Pour contrecarrer le système vicié, dans lequel il exerçait avec la vista d'un équilibriste aguerri, il s'aventurait, souvent seul, sur les terrains minés. Ainsi, il en préservait ses effectifs et contournait, aussi, les agents de renseignement de « l'Intérieur » : les « taupes ».

Âgé de quarante-trois ans, il atteignait l'âge mûr pour un flic. Après avoir gravi tous les échelons à la force du poignet, sans bénéficier d'un quelconque réseau d'influence, sa véloce ascension hiérarchique récompensait un engagement total dans la lutte sans fin qu'il livrait à l'endroit de la délinquance. Malgré l'affrontement, stérile et quasi permanent, avec ses « supérieurs » hiérarchiques, il recevait, aujourd'hui, la reconnaissance auréolée de cette promotion aussi rapide qu'inattendue, des hautes instances parisiennes et du préfet des Alpes-Maritimes.

Corollairement, sa situation familiale ne pouvait être en adéquation avec son palmarès professionnel, d'autant qu'il était veuf depuis quelques années. Son engagement total dans la lutte contre le banditisme n'avait laissé ne serait-ce qu'une infime place à sa vie privée, sachant qu'il s'interdisait toute relation suivie pour épargner ses enfants, meurtris par la violente disparition de leur mère, tragiquement décédée lors d' une sortie de route. Son corps n'a jamais été retrouvé, sans doute emporté par les eaux du torrent dans lequel sa voiture avait arrêté sa course. La présence de leur génitrice, dans cette montagne, demeurera toujours inexpliquée.

Avec l'aide de ses hommes, en trois années d'intenses investigations dans le trafic automobile international, à la cadence de 24h/7j, il avait démantelé les réseaux de l'Europe de l'Est, de l'Afrique de l'Ouest, de l'Algérie, de la Tunisie, de la mafia italienne et du réputé milieu gitan du triangle Marseille-Nice-Grenoble. Sans compter qu'il avait terni quelques cols blancs haut perchés. La courbe des statistiques des véhicules dérobés avait volé en éclats, son service était devenu la référence nationale dans ce domaine étroitement lié au grand banditisme.

Nouvellement promu, la réorganisation de sa vie professionnelle et de ses groupes d'investigation, lui permettait de sortir, quelque peu, la tête hors de l'eau et de profiter, a minima, de ses trois enfants.

Mattéa, âgée de vingt-et-un ans, en couple avec Edson, un jeune policier affecté, depuis peu, au commissariat de police à Nice ; Adam, dix-huit ans, épris d'une jeune et jolie niçoise, Marie-Gabriella ; et Hugo, quinze ans, le petit dernier, qui fricotait lui aussi, avec Cécilia, une belle petite azuréenne.

A l'occasion d'une rare sortie dominicale, les sept touristes d'un jour profitaient d'une magnifique journée de découverte du splendide arrière-pays niçois, à bord du légendaire train des Pignes. Avec diplomatie, Blanco parvenait à contourner le profond intérêt que lui portait son gendre, Edson, toujours admiratif et avide du récit de ses « affaires judiciaires » médiatisées. Ainsi, il pouvait se consacrer uniquement, pour une fois, à ses trois enfants qu'il avait à peine pris le temps de voir grandir.

Enfin, il semblait découvrir les joies légitimes d'un relatif équilibre entre son travail de flic et ce qu'il lui restait de sa vie de famille. Il était devenu le chef d'unité de tous les groupes d'investigation de la Sûreté Départementale des Alpes-Maritimes et ambitionnait de leur « faire-savoir » son « savoir-faire ». En quelque sorte, il espérait, doucement mais sûrement, passer le relais à un ou plusieurs héritiers dignes de ce nom.

Quatre mois plus tard.

Ce deux janvier deux mille huit à sept heures quinze, fidèle à son rituel, au service avant l'heure pour prendre la température et précéder l'arrivée de ses troupes, il pénétrait dans la caserne Auvare à Nice. Doté d'un instinct hors norme, Blanco éprouvait toujours, au plus profond de ses entrailles, l'inexplicable atmosphère prégnante de cette enceinte, à l'apparence si austère.

Le lourd contexte historique n'y était sans doute pas étranger. Puisqu'au cours de la deuxième guerre mondiale, plus précisément, du 26 au 31 août 1942, six cent soixante-quatre « raflés » y avaient été détenus, sous le contrôle de la controversée police de Vichy. Juifs et apatrides y étaient parqués avant leur départ à destination du macabrement célèbre camp de Drancy, via la gare de « marchandises » de Saint-Roch. Pour le « petit détail » de l'histoire, quarante-cinq d'entre eux, y avaient été acheminés par le train des Pignes. Les souffrances de ce lourd passé semblaient vouloir résister au temps. Ainsi, ces âmes perdues atteignaient celles réceptives pour alimenter la mémoire collective. Sans doute dans l'espoir que l'être humain ne reproduise pareille horreur, qui fît la bagatelle de six millions de victimes.

Avec hardiesse, Blanco gravit l'escalier extérieur en béton de son bâtiment B3 et s'engagea dans cet interminable couloir traversant, bordé des nombreux bureaux de ses groupes d'enquête. Le sien, plus grand que les autres, était localisé stratégiquement à mi-corridor. D'un côté, ceux de la Crim' et de la financière ; de l'autre, ceux de la brigade anti-cambriolage et de son ex-groupe auto. Il commençait à apprécier les prérogatives de ce haut rang pour lequel il avait bataillé ferme.

Il investit son office, sommairement meublé d'un imposant bureau en chêne massif, recouvert d'un dessus en verre, sous lequel étaient emprisonnées ses photographies-souvenirs d'anciennes affaires judiciaires marquantes. En face, plantée derrière deux fauteuils de visiteurs, une grande armoire métallique se dressait, d'un bloc, jusqu'au plafond et abritait fièrement bien d'autres trophées. A...

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