La Cité Papillon

 
 
Librinova (Verlag)
  • 1. Auflage
  • |
  • erschienen am 14. Dezember 2017
  • |
  • 448 Seiten
 
E-Book | ePUB mit Wasserzeichen-DRM | Systemvoraussetzungen
979-10-262-1447-2 (ISBN)
 
Nous vivons actuellement une période de changements majeurs et notre époque nous demande des capacités extraordinaires d'adaptation, tant chaque pan de notre société évolue à une vitesse vertigineuse. Hier déjà nos ingénieurs développaient la technologie qui modifiera nos habitudes de demain. Chaque jour amène son lot de nouvelles informations à appréhender et de nouveaux défis à relever. Réussirons-nous à sortir indemnes d'une société qui exige toujours plus de chacun d'entre nous, et sommes-nous prêts à intégrer de nouvelles données qui pourraient changer nos vies et notre histoire à jamais ? Science, spiritualité, politique, phénomènes extraordinaires, c'est au travers d'une belle aventure humaine qu'Alice, Omar et leurs compagnons vont vivre des expériences de vie étonnantes et jouer un rôle actif dans l'évolution de nos paradigmes de vie, nous montrant au passage les défis de notre civilisation actuelle.

Biographie
  • Französisch
  • 0,76 MB
979-10-262-1447-2 (9791026214472)
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8


 

Des études très sérieuses semblaient être menées par de plus en plus de chirurgiens, de médecins et de chercheurs. Alice découvrit qu'en mort clinique déclarée, environ 20% des adultes contre 70% des enfants vivaient une EMI. Elle était en ébullition. Internet était extraordinaire mais néanmoins pernicieux tant l'information foisonnait, bonne comme mauvaise. Perspicacité et discernement étaient des qualités indispensables à une bonne recherche et au tri de l'information. Grâce à ses années universitaires, Alice était formée depuis longtemps à l'utilisation des moteurs de recherche et à la lecture des méta-analyses. Le big data ou l'ensemble des mégadonnées et les corrélations qu'il permettait de dégager était un outil parfois très utile, surtout pour les filières mercantiles. Mais elle connaissait ses limites quand il s'agissait d'établir des rapports de cause à effet que seule la science pouvait effectuer via ses recherches fondamentales et expérimentales. Dans un premier temps, Alice fut réconfortée en voyant un nombre important de témoignages. Le nombre de sites traitant ce sujet était impressionnant, blogs en tous genres et la plupart à connotation spirituelle et ésotérique. Cela ne lui suffisait pas. Son approche se voulait cartésienne. Elle avait besoin de données tangibles.

 

- Ok, voyons voir si des recherches scientifiques ont été faites.

 

Alice tapa les mots clefs : EMI RECHERCHE MEDECINE.

 

Les résultats ne se firent pas attendre. Particulièrement aux Etats-Unis, elle découvrit quantité de médecins et d'instituts traitant très sérieusement les cas de mort imminente et ses phénomènes spécifiques. Alice était aux anges. Elle commença par lire un blog écrit par un neurochirurgien. Ce qu'elle y découvrit ne la réconforta guère. Selon lui les caractéristiques et les observations faites, notamment sur le phénomène de la lumière, relevaient de symptômes provoqués par le manque d'oxygène ayant une incidence directe sur les nerfs optiques.

 

« Ok restons positifs ! pensa-t-elle. Donc concernant certaines de mes visions je ne suis pas mentalement atteinte, il s'agirait simplement du résultat physique de l'arrêt du cour et du manque d'apport en oxygène au cerveau. Mais pour le reste ? Ma rencontre avec Philippe ? Ma vision à trois cent soixante degrés ? Toutes ces personnes que j'ai croisées dans l'hôpital ? »

 

Cette première approche pouvait être utile voire rassurante mais elle restait clairement incomplète.

 

« Ok je continue ! »

 

Le deuxième lien internet abordait les autres aspects du phénomène sous un angle d'hallucinations métaphysiques individuelles et collectives, phénomène expliqué par nos schémas de croyances sociétaux et religieux communs. C'est au travers de ces idées que les médecins expliquaient les différences entre les expériences vécues, pour certaines très désagréables. Le médecin concluait que le croyant estimant devoir vivre l'enfer vivra l'enfer dans son hallucination. Alice passa d'un état d'excitation initiale à une profonde perplexité. Elle revint à la page d'accueil des résultats de recherche. Le troisième site faisait référence au précédent. Décidément l'approche de ces médecins ne lui plaisait pas. Alice prit une grande inspiration.

« Au fond c'est peut-être aussi simple que cela, se dit-elle. Le choc traumatique et le cerveau en manque d'oxygène provoquent les hallucinations et la visualisation du flash lumineux. C'est cohérent. »

 

Certes les conclusions n'étaient pas à la hauteur de ses attentes. Elle se sentait déçue. Mais de quelles attentes s'agissait-il ? Alice était fatiguée, elle venait de passer une heure à surfer et à lire les premiers blogs sur le sujet. Sa capacité d'attention était au plus bas, c'était normal, elle devait se reposer et elle recouvrirait très vite ses capacités de concentration. Il était temps d'aller se coucher. Elle reprendrait ses recherches le lendemain, si tant est que cela vaille la peine de continuer. Avant de s'endormir, un souvenir lui revint concernant la carte de visite du psychiatre qu'Anna lui avait conseillé d'aller voir.

 

« Tu verras, c'est quelqu'un de très ouvert et de très compréhensif, il est super pour aider les personnes comme toi à surmonter le type d'épreuves que tu as vécu, avait-elle dit. »

 

Elle se souvint qu'elle avait pris la carte de visite, reconnaissante de l'attention, mais pas du tout convaincue d'aller voir un psychiatre.

 

Alice se réveilla engourdie. La nuit lui avait semblé perturbée. Il était dix heures et elle avait dormi douze heures d'affilée. Elle prit son petit déjeuner et décida de profiter de cette belle matinée pour aller se promener dans le parc non loin de chez elle. Le kinésithérapeute lui avait conseillé de pratiquer la marche tous les jours. Il faisait beau. Une occasion parfaite pour réveiller ses connexions neuronales et méditer. Aujourd'hui elle devait prendre une décision, à savoir si elle poursuivait ses recherches ou si elle les laissait tomber. Elle revêtit une tenue décontractée, mit ses baskets et prit sa canne encore indispensable durant sa période de rééducation.

 

« Une vraie petite mamie parisienne, se dit-elle. »

 

Elle marchait à son rythme, et appréciait l'effervescence des rues parisiennes après avoir été enfermée dans une chambre ce dernier mois. Elle se délectait de chaque odeur dégagée des étalages des commerces de bouche de la rue. Au parc, elle humait chaque essence d'arbre et de fleur qu'elle croisait, roses, chênes, pins, bougainvilliers, toute la nature exhalait un parfum délicieux. Les promeneurs parisiens habituellement gris et peu aimables lui semblaient joyeux, ils la saluaient et souriaient à son passage. Tout autour d'elle respirait la vie et la joie. La lumière vibrait et étincelait. C'était magique. De retour à son appartement, Alice se mit à table et mangea un tajine de légumes qu'elle venait d'acheter chez le traiteur du bas de sa rue. Elle se rendit compte qu'elle n'avait absolument pas pensé aux réflexions qu'elle avait décidé d'avoir lors de sa marche. Un vrai moment de bonheur et de plénitude vécu grâce à une contemplation méditative de son environnement. Elle se sentait régénérée et gonflée d'énergie. Pleine d'entrain et d'enthousiasme, elle n'avait plus de doute. Elle devait continuer à chercher plus d'informations. Elle commencerait par rechercher les instituts qui étudiaient les EMI et par rencontrer des personnes qui comme elle avaient vécu une expérience de mort imminente. Aussitôt dit, Alice s'installa confortablement dans son canapé, posa son ordinateur portable sur ses genoux, et ouvrit internet à la page de son moteur de recherche.

 

« Je reprends : EMI TEMOIGNAGES MEDECIN »

 

Cette fois, Alice décida de faire fi des interprétations médicales et se concentra uniquement sur les témoignages. Elle se sentait comme guidée et son intuition ne la trompait pas. Au bout de quelques clics, Alice tomba sur le témoignage très intéressant d'un chirurgien new-yorkais ayant fait l'expérience d'une EMI. Ses observations étaient sensiblement les mêmes que les siennes. Ce dernier, marqué par son expérience décida de consacrer ses recherches à ce sujet. Il commença par se mettre en contact avec des confrères et se rendit compte que le nombre de patients ayant partagé leur expérience avec leur médecin n'était pas anodin. Les similitudes des phénomènes vécus étaient spectaculaires. Il décida de recueillir avec l'aide d'un psychiatre le maximum de témoignages. Il réussit à avoir le soutien de plusieurs de ses confrères dans différents hôpitaux. Même si certains patients dans un premier temps hésitaient à parler, l'approche ouverte des médecins les rassurait très vite et les premiers résultats ne se firent pas attendre longtemps. En quelques mois, le médecin avait compilé plus d'une centaine de cas et de témoignages dans un livre qui eut beaucoup de succès. Un résultat sans appel, les personnes étudiées étaient toutes saines d'esprit et il y avait bien une trame commune dans les phénomènes observés. L'article qu'Alice lisait concluait que le médecin avait pour objectif de monter une structure indépendante pour analyser ces résultats grâce à une approche rationnelle et expérimentale, et peut-être lever le voile sur la probabilité de l'existence d'une conscience extérieure, indépendante du cerveau. Le journaliste concluait que le livre du médecin avait engendré un tollé au sein de l'ordre des médecins. Ses propos étaient qualifiés de scandaleux, relevant selon l'ordre des médecins d'un mysticisme honteux pour une personne de sa profession. Le corps médical était convaincu que la conscience était le fruit de la complexité neuronale du cerveau humain, l'Homme étant mis au rang d'être supérieur dans la pyramide de l'évolution.

 

« Décidément pas facile d'élaborer de nouveaux schémas de pensées, se dit Alice. »

 

Sans s'attarder elle repartit sur la lecture d'un autre article. Cette fois-ci, il s'agissait du témoignage d'un médecin dans le Sud de la France, lequel comme son homologue américain, avait recueilli quelques témoignages et exhortait le corps médical et la science à se pencher sérieusement sur le sujet tant la phénoménologie des EMI était...

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